juillet 12th, 2010
Quelles sont les principales nouveautés par rapport aux précédentes sorties de crise (par exemple celle de 2001, après la chute du « Dot.com ») ? D’une part, le niveau élevé de l’endettement public des Etats industrialisés (aux alentours de 80% avec une tendance à la hausse) qui s’accompagne d’un endettement également élevé des ménages et des entreprises. L’endettement total des Etats-Unis, dépasse 350% du PIB et celui de la France approche 320 %. Si l’on compare avec les années 80 ou 90, on remarque qu’à l’époque, c’était les pays en voie de développement qui souffraient d’un endettement excessif (l’Amérique Latine dans la décennie 80 et l’Asie du Sud-Est, à la fin des années 90).
Bernard MAROIS – Professeur EmĂ©rite HEC PARIS – PrĂ©sident du Club Finance HEC
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juillet 9th, 2010
Les deux tiers des CFOs jouent désormais le rôle d’interface entre leur entreprise et le monde extérieur. La fonction a acquis ses lettres de noblesse dans l’entreprise sur fond de crise financière. Des responsabilités opérationnelles accrues entraînent des risques de conflit d’intérêt. De nombreux CFOs reconnaissent la nécessité d’améliorer leurs relations avec leurs principaux partenaires extérieurs.
 (L’ADN du CFO) remet en question l’hypothèse selon laquelle tous les directeurs financiers ambitionnent de devenir un jour directeur général (DG). Il démontre, au contraire, que la majorité d’entre eux envisagent leur fonction comme une vocation à part entière. Sur les 669 directeurs financiers interrogés à travers l’Europe, le Moyen-Orient, l’Inde et l’Afrique, 73 % envisagent leur fonction comme une carrière à part entière. 10 % seulement la considèrent comme un tremplin vers la fonction de DG. (rapport d’Ernst & Young Luxembourg, intitulé « The DNA of the CFO »).
Laurent Leloup, CFO-news
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juin 28th, 2010
Tous les gens d’un certain age se souviennent avec nostalgie d’une certaine série télévisée, sous forme de bande dessinée, intitulée « les Shadocks » et commentée par le regretté Claude Pieplu. Une des occupations favorites de cette peuplade excentrique et légèrement bornée, consistait à creuser des trous pour en reboucher d’autres. C’est un peu la situation que nous connaissons dans l’économie mondiale contemporaine où les diverses institutions patentées s’endettent pour rembourser des emprunts arrivant à échéance et pratiquent le jeu du « mistigri » (les québécois parlent de « patate chaude »), qui consiste à refiler à d’autres (ou faire financer par d’autres, au choix) le remboursement des dettes accumulées.
Une première version de ce jeu consiste à transférer les dettes privées à des organismes étatiques. Ainsi, l’Etat américain a renfloué son système bancaire menacé de banqueroute. De même les Etats européens sont venus au secours de leurs banques et de leur industrie automobile. Ces mécanismes ayant été décrits en long et en large dans la presse, il est préférable d’illustrer ces propos, en prenant un cas un peu moins connu : il s’agit de l’Islande. Les crédits bancaires sont passés de 100 % du PIB à 470 % entre 2000 et 2008, ce qui a entraîné la quasi-faillite du système bancaire islandais, les engagements des banques représentent presque 10 ans de PIB. L’Etat est arrivé à la rescousse, en nationalisant les principales banques locales. Du coup, la dette extérieure de l’Islande a atteint 530 % de son PIB ! C’est désormais l’Etat islandais qui est en danger de cessation de paiement.
Bernard MAROIS – Professeur EmĂ©rite HEC Paris – PrĂ©sident du Club Finance HEC
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juin 18th, 2010
Une étude de Grant Thornton, groupe leader d’audit et de conseil en France et dans le monde, menée par Experian Business Strategies Ltd. auprès d’un panel de 7 400 entreprises privées, à travers 36 pays représentant 81 % du PIB mondial, montre que 53 % des dirigeants de PME interrogés à travers le monde connaissent ou ont entendu parler des normes IFRS applicables aux Petites et Moyennes Entreprises.
 Les résultats de l’étude montrent que les chefs d’entreprises européens sont les plus au fait (à 67 %), avec de fortes disparités cependant selon le pays. En effet, 75 % des dirigeants français interrogés connaissent les IFRS pour PME (tout comme 86 % des irlandais, 79 % des espagnols, 78 % des finnois et 76 % des anglais) alors que seuls 54 % des chefs d’entreprises belges et allemands et 56 % des italiens en ont eu connaissance. Les dirigeants asiatiques sont ceux qui en ont le moins entendu parler : 18 % des thaïlandais, 19 % des japonais, 29 % des chinois, 32 % des indiens et 34 % des taïwanais disent savoir ce que représentent les IFRS pour PME.
 Laurent Leloup, CFO-news
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