Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash


Archive de "janvier, 2010"

Le dur chemin du désendettement

Lundi, janvier 25th, 2010

Selon les dernières prévisions du FMI, l’endettement américain devrait approcher de 100% du PIB, à la fin de 2010 et dépasser ce seuil en Europe, dès 2012, alors que le ratio dette publique/PIB atteint déjà 190% au Japon. Ces chiffres sont historiquement dans « le haut de la fourchette » et paraissent atteindre la limite, au-delà de laquelle la situation pourrait devenir véritablement incontrôlable. A titre d’illustration, 1 000 milliards d’euros devraient être émis par les pays de la zone euro en 2010, auxquels s’ajoutent 2 000 milliards de dollars pour les Etats-Unis. Déjà les primes de risque commencent à se tendre, y compris entre les pays bénéficiant encore d’une notation AAA : le Royaume-Uni paie 50 points de base de plus que l’Allemagne (cf. les taux de prime des CDS sur les dettes souveraines) et le différentiel entre les USA et l’Allemagne, qui était nul en juin 2009 atteint désormais 45 points de base, en défaveur des Etats-Unis. Et ce n’est qu’un début. On peut donc anticiper une hausse des taux longs qui vont aggraver les charges financières des Etats donc de leur dette future.

Bernard MAROIS РProfesseur Em̩rite HEC РPr̩sident du Club Finance HEC

(suite…)

Le Recouvrement et la Relation Client en période de crise

Vendredi, janvier 22nd, 2010

Avec la récession qui bat son plein, votre service en charge de la gestion du risque et du recouvrement a de fortes chances d’être très occupé, et ce d’autant plus que le nombre de foyers en situation de surendettement est en train d’exploser. En tant que professionnel de la Relation Clients ou de la Finance, vous pensez peut-être qu’il s’agit d’un défi à la portée de votre service comptable ou recouvrement. Il est vrai que, dans la plupart des organisations, la Relation Client, la Gestion du Risque et le Recouvrement sont gérés séparément, selon des règles clairement définies mais rarement cohérentes entre les Services Financiers, Clients ou Commercial.

Le temps est venu de se pencher à nouveau sur ce problème.

En période de récession, la dette n’est qu’un élément de plus dans « l’expérience client » que nous avons tous besoin de prendre en considération. Et, parce qu’une bonne appréhension des évènements qui affectent la vie de vos clients est essentielle pour vous permettre de mener à bien votre mission, cette question doit être au centre de vos préoccupations.

White Paper Juin 2009

Franck AMOUROUX

L’euro, le dollar et le yuan

Lundi, janvier 11th, 2010

Malgré sa baisse récente, due aux déboires de la Grèce (dégradation de sa notation par les agences), l’euro fluctue actuellement dans une fourchette de 1,40 à 1,50 dollar, alors que sa parité devrait s’établir aux alentours de 1,15 dollar ; à titre d’illustration, c’est le taux que devrait refléter l’euro, si on comparait les prix d’un même produit (le super Mac-do) par exemple en France et aux Etats-Unis. Il faut également savoir qu’une augmentation de 10% du cours de l’euro par rapport à l’ensemble des autres monnaies (« taux effectif » de l’euro) implique une perte de croissance de 1% du PIB, pour la zone euro. En 2008, l’euro avait approché la barre record de 1,60 dollar à deux reprises (printemps et été). Par ailleurs, l’euro a aussi connu des chutes prolongées : en 1985, avant « les accords du Plaza » il s’était effondré à 0 ,64 dollar ( en équivalent-euro, car à l ‘époque, c’étaient les monnaies nationales, franc, lire, mark, etc, qui étaient en vigueur) et à 0,82 dollar, au 1er janvier 1999, date de création de l’euro  « scriptural ». Les fluctuations de l’euro sont donc très fortes par rapport au dollar (variations de plus ou moins 40%, par rapport à un taux central de 1 pour 1,15 dollar, au cours d’une période de 35 ans). En conclusion, l’euro se situe en ce moment près de sa valeur maximale, avec les conséquences que l’on peut anticiper, sur la compétitivité de nos industries.

(suite…)