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Archive de "février, 2010"

Le recouvrement des créances commerciales

Dimanche, février 28th, 2010

Les retards de paiement concernent une transaction sur trois, le crĂ©dit commercial reprĂ©sente 600 milliards d’euros soit quatre fois le financement des entreprises par les institutions financières,  les impayĂ©s sont la cause du quart des dĂ©faillances d’entreprises, et chaque annĂ©e en France, 1,9% des 600 milliards de crĂ©dit commercial ne sont pas payĂ©s, ce qui reprĂ©sente une perte de 11,4 milliards d’euros*. Le recouvrement des crĂ©ances commerciales est stratĂ©gique dans la gestion d’une entreprise. Le marchĂ© propose une multiplicitĂ© de solutions, dont les contours sont mal dĂ©finis, et qui s’avèrent souvent concurrentes entre elles : recouvrement amiable, assurance crĂ©dit, externalisation du poste client, recouvrement prĂ©contentieux et judiciaire… Dans ce contexte, un groupe de travail de l’AcadĂ©mie, pilotĂ© par Philippe Touzet (Avocat, Touzet Bocquet & AssociĂ©s),  a Ă©tĂ© lancĂ© il y a quelques mois pour analyser les situations concrètes soumises par les entreprises utilisatrices, lister les avantages et inconvĂ©nients des solutions existantes, amĂ©liorer leur lisibilitĂ©, et faciliter le choix de l’entreprise, en Ă©tudiant notamment pour chaque profession intervenante du secteur : statut rĂ©glementaire, coĂ»ts, valeur ajoutĂ©e, pĂ©rimètre idĂ©al et limites d’intervention. Des acteurs de l’ensemble des mĂ©tiers de la gestion et du recouvrement de crĂ©ances, des credit managers, des responsables financiers, des directeurs juridiques, des responsables de recouvrement au sein de l’entreprise,  des greffiers et des magistrats des Tribunaux de Commerce, collaborent Ă  ce groupe de travail. L’objectif final est de proposer un guide d’utilisation Ă  destination des entreprises Ă  paraĂ®tre en septembre 2010 Ă  l’occasion d’une confĂ©rence.

* Sources : rapport annuel 2006 de l’Observatoire des dĂ©lais de paiement – Baromètre Eurofactor, AFDCC-Louis Harris – Baromètre European payment Index 2006 Intrum Justitia – Etude Marsh – EnquĂŞte BNP Paribas Lease Group.

N’hésitez pas à consulter le site de l’Académie pour suivre l’actualité de ce groupe et découvrir les différents évènements à venir : www.lacademie.info !

Les 5 leçons de la « crise grecque »

Lundi, février 22nd, 2010

Les déboires de la Grèce, dont le déficit budgétaire abyssal (12.3% du PIB) a précipité la crise que ce pays connaît depuis plus d’un mois, nous amène à tirer cinq leçons d’économie appliquée.

La première, plus conceptuelle, nous pousse à nous interroger sur la notion « de zone monétaire optimale », que l’eurozone est censée incarner. En effet « une monnaie unique » n’est totalement  appropriée que lorsque la zone qui la reconnaît comme monnaie officielle est dotée de 3 caractéristiques : complémentarité des économies nationales, niveau de développement proche, et, surtout circulation des facteurs de production (capital, travail). On constate que la Grèce peine à remplir ces critères : niveau de développement industriel inférieur à la moyenne de la zone euro ; habitudes culturelles différentes (ainsi, la tendance à maquiller les statistiques) ; peu d’échanges, en matière de main d’œuvre, avec les autres pays de la zone. Plus globalement, certains Etats de la zone euro ont du mal à justifier leur appartenance à la zone, du point de vue purement économique.

Bernard MAROIS – Professeur EmĂ©rite HEC Paris – PrĂ©sident Club Finance HEC

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La juste valeur est-elle le garant de la transparence financière ?

Mercredi, février 17th, 2010

D’un point de vue académique, la « fair value », improprement traduite par « juste valeur », est sans nul doute la pierre angulaire des projets conduits pour le FASB et par l’IASB depuis une vingtaine d’années.

Ce concept a pris son essor dans les pays anglo-saxons après la crise des savings and loans américains dans les années 80 : la forte exposition des ces institutions financières au risque de taux d’intérêt n’était pas apparue dans les états financiers publiés en coût historique. La comptabilisation en juste valeur aurait permis de prendre en compte le changement des conditions du marché, la hausse des taux à l’époque, et donc de détecter les problèmes plus tôt.

Personne, et en particulier aucun financier ou économiste, ne pouvait être hostile à cette idée dans son principe. Et cette idée semblait venir à son heure : les marchés commençaient à jouer un rôle croissant comme étalon des valeurs, ce qui rendait plus naturelle l’estimation à la « fair value ».

Jean-Louis MULLENBACH – Vice-prĂ©sident de l’AcadĂ©mie des Sciences et Techniques Comptables et Financières – AssociĂ© BM&A, Membre de Baker Tilly

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L’allocation du prix d’acquisition ou le Purchase Price Allocation (PPA)

Mardi, février 16th, 2010

Les décisions d’acquisition de nouvelles activités ou entités sont étroitement liées aux modes de valorisation retenus. Dès lors, les dispositions comptables applicables en la matière méritent une attention particulière tant en amont du processus d’acquisition qu’ultérieurement. Embûches et opportunités sont inhérentes à l’exercice d’allocation du prix d’acquisition aux actifs et aux passifs de la cible. L’objectif de ce cahier technique  est de contribuer à une meilleure connaissance de ces éléments et de mettre en exergue les sujets les plus délicats, tels que la valorisation des actifs incorporels et les conséquences du PPA sur les résultats futurs.

Jean-Louis MULLENBACH – Vice-président de l’Académie des Sciences et Techniques Comptables et Financières – Associé BM&A, Membre de Baker Tilly

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