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Archive de "mars, 2010"

Le dur chemin du désendettement (suite)

Mercredi, mars 24th, 2010

L’endettement public de la France (environ 75% du PIB) se situe actuellement dans le haut de la fourchette, du point de vue historique. Il s’élevait à peu près à ce niveau à la fin des années 50, mais la croissance exceptionnelle des « trente Glorieuses » ( due en grande partie à la période de reconstruction qui a suivie la Seconde Guerre Mondiale) a permis à notre pays de se désendetter, pour redescendre en -dessous du seuil de 30% à la fin des années 70.

Cet indicateur est cependant insuffisant pour analyser la situation de la France d’une façon exhaustive. En effet, il faut également prendre en compte l’endettement des entreprises, qui est élevé et celui des ménages français, plus favorable (52% du PIB, contre 100% pour le Royaume-Uni, par exemple). Dans ces conditions, l’endettement total brut de la France atteint 320% du PIB, certes inférieur à celui des Etats-Unis (350%), mais néanmoins conséquent. Face à  cette dette, il faut mettre en lumière l’épargne nationale disponible : elle est bien inférieure à celle du Japon (280 % du PIB), ce qui permet à ce pays de survivre avec un endettement public de 190% du PIB, mais largement supérieure à celle des pays anglo-saxons et actuellement en hausse (17% l’an contre 5% pour les Etats-Unis).

Bernard MAROIS – Professeur EmĂ©rite HEC PARIS – PrĂ©sident du Club Finance HEC

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La politique qualitĂ© de la certification des comptes publics – Le cas de la Cour des comptes

Vendredi, mars 5th, 2010

Cette étude porte sur la qualité du processus de certification des comptes publics et plus particulièrement sur la politique qualité de la certification réalisée par la Cour des comptes. Elle s’inscrit dans un contexte d’exigences croissantes en termes de qualité de l’information financière. La réforme budgétaire et comptable en France engendrée par la LOLF 2001 modifie en effet en profondeur le fonctionnement de la comptabilité et la gestion publique en mettant l’accent sur la transparence et la qualité de l’information, des notions directement contrôlées par la certification des comptes publics. 

L’objet de cette étude est de déterminer si le formalisme et la nouvelle terminologie introduits par l’importation d’outils issus des politiques qualité anglo-saxonnes améliorent réellement les pratiques liées à la politique qualité de la Cour des comptes pour la certification ou si ils ne représentent qu’un point de passage inévitable. Cette question s’inscrit dans l’objectif d’apporter un élément de réponse à un enjeu plus large, à savoir : les pratiques et la terminologie issues du secteur privé et importées dans les organisations publiques améliorent-elles les pratiques ou ne représentent-elles qu’une contrainte ?

Marine PORTAL – AttachĂ© Temporaire d’Enseignement et de Recherche Ă  l’UniversitĂ© de Poitiers

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Crise et communication financière – De l’excès de l’information…

Mardi, mars 2nd, 2010

S’agissant des conséquences de la crise sur la communication financière  et la nécessité de transparence, deux axes ont retenu plus particulièrement mon attention : d’une part les enseignements tirés de la conférence réalisée par « l’Académie » en Avril 2008 sur le sujet et par ailleurs mon expérience récente issue de ma collaboration dans différents domaines avec le nouveau médiateur du crédit et de l’assurance crédit, René RICOL, auprès duquel j’assure les fonctions de médiateur délégué chargé des réseaux socio-professionnels.

Je rappelle en préalable que : l’Académie des Sciences et Techniques Comptables et Financières que j’ai l’honneur de présider, crée à l’initiative de l’Ordre des Experts-Comptables, s’est positionnée depuis trois ans au croisement des connaissances techniques et conceptuelles en tant que lieu privilégié de recherches, concertations et d’échanges dans les domaines de la comptabilité, de l’audit, de la gestion et de la finance. A l’aube de cette nouvelle année, L’Académie est fière de compter plus de 65 000 membres dont un tiers provenant de l’étranger avec plus de 25 pays, ainsi que 30 groupes de travail. Grâce à ce réseau, l’Académie fait preuve d’une grande diversité dans ses préoccupations et ne se donne aucune limite.

La conférence de 2008 qui s’est inscrite dans la continuité des objectifs de l’Académie, a constitué, le moment fort de l’exercice académique. Cette conférence a été réalisée en partenariat avec Euronext et l’AMF sur le thème de l’information périodique, une obligation découlant de la transposition en France de la directive européenne du 15 décembre 2004 sur la transparence.

Article tiré de l’ouvrage « Repenser la planète Finance – Regards croisés sur la crise financière » sous la direction de Jean-Louis Chambon, paru aux éditions Eyrolles et Les Echos Editions.

William NAHUM – Expert Comptable, Commissaire aux comptes, Expert agrĂ©Ă© par la Cour de Cassation – Expert judiciaire près la Cour d’Appel, PrĂ©sident de l’AcadĂ©mie des Sciences et Techniques Comptables et Financières

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Crise financière et risque systémique

Lundi, mars 1st, 2010

Christine LAGARDE vient de confier une mission de réflexion sur le « risque systémique  propre au secteur financier », à Jean -François LEPETIT, éminent banquier et ancien Président de la COB (prédécesseur de l’AMF).

Ce sujet est évidemment essentiel pour envisager des mesures de protection susceptibles d’empêcher ou de limiter les prochaines crises. Cependant, la tendance actuelle consiste aussi à privilégier la condamnation des acteurs, boucs émissaires faciles, ou des méthodes (telles que les nouvelles techniques financières), plutôt que les modalités de fonctionnement du système.

En effet, il est facile de faire le procès des  « traders », des « hedge funds », des agences de notation et des banques en général, en oubliant les fondements sur lesquels ces institutions fonctionnent. Ainsi, les « traders » ne font qu’obéir aux incitations qui leurs sont proposées, à savoir, bénéficier de bonus sur des opérations qui en moyenne rapportent plus de 40% de rentabilité à leurs employeurs. Les « hedge funds » spéculent peut-être, mais leur rôle consiste aussi à faire disparaître les dysfonctionnements des marchés en procédant par arbitrage. Les agences de notation opèrent à partir des données chiffrées qui leur sont communiquées (ce n’est pas leur rôle de les « auditer ») ; en outre, il y a toujours mécaniquement un retard par rapport aux événements en cours.  Les banques ont, malgré tout ce qui leur est reproché, contribué à financer l’économie, contrairement à ce qui s’était passé en 1929. Si les encours de prêts ont baissé (par exemple, -13% pour les crédits à la consommation) ce n’est pas un effondrement.

Bernard MAROIS – Professeur EmĂ©rite HEC Paris – PrĂ©sident du Club Finance HEC

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