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Archive de "avril, 2010"

La France : « Ă©tat des lieux »

Mardi, avril 20th, 2010

Nous avons reçu récemment les dernières statistiques pour 2009. L’endettement de la France s’élève à 1490 milliards d’euros (collectivités territoriales et protection sociale incluses, mais sans prendre en compte le déficit annoncé des retraites futures), ce qui correspond à 78% du PIB. Le déficit budgétaire s’est élevé à 7, 5% du PIB : ce chiffre est assez proche de celui enregistré par les grands pays industriels, sauf  l’Allemagne, mais reste inquiétant compte-tenu de la « rigidité » des dépenses publiques françaises : celles-ci atteignent 55% du PIB, record du monde (nous dépensons même plus, en pourcentage, que la Suède !). En prenant en compte les évolutions probables de ce déficit budgétaire dans les années à venir, cela signifie que nous dépasserons probablement le seuil de 100% d’endettement en 2015. Il n’est pas certain que nous puissions alors conserver la notation AAA pour notre dette.

Bernard MAROIS – Professeur EmĂ©rite HEC Paris – PrĂ©sident Club Finance HEC

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ASMEP-ETI : Présentation des propositions à E. Woerth et H. Novelli

Lundi, avril 12th, 2010

Le 29 mars ont eu lieu les Entretiens d’ASMEP-ETI.

 L’ASMEP-ETI y a prĂ©sentĂ© une plate-forme de propositions pour les ETI aux ministres prĂ©sents : Monsieur Eric Woerth, Ministre du travail, des Relations sociales, de la Famille, de la SolidaritĂ© et de la Ville, venu spĂ©cialement dans le cadre de sa prise de fonction pour rencontrer le syndicat des Entreprises de Taille IntermĂ©diaire et ses membres, ainsi que Monsieur HervĂ© NOVELLI, SecrĂ©taire d’Etat chargĂ© du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes entreprises, du Tourisme, des Services et de la Consommation.

 Les ETI représentent les entreprises ayant entre 250 et 5.000 salariés. Elles représentent un vrai enjeu de compétitivité pour l’économie française et nombreux sont ceux qui s’intéressent à leur sort et travaillent concrètement ce sujet : Mme Lagarde, MM Fillon, Novelli, Retailleau, l’INSEE, la CCIP, la Banque de France, Oséo…

 La plateforme d’ASMEP-ETI fait des propositions concrètes pour encourager le développement des Entreprises de Taille Intermédiaire existantes et favoriser l’émergence de nouvelles ETI , selon deux axes :

 - Compétitivité : Comment adapter la législation (fiscale, sociale,… )à la taille des ETI, pour qu’elles ne soient pas pénalisées par rapport aux grandes entreprises françaises ou étrangères.

 - Pérennité : La législation doit tenir compte des spécificités des entreprises patrimoniales qui ont besoin de temps pour se développer, pour passer du stade de belle PME à ETI ou pour conforter la taille de l’ETI

Plate-forme propositions ASMEP-ETI pour 29 mars 2010

Source :
www.asmep-eti.fr

 Laurent LELOUP -Responsable rédaction CFO-news

A quoi sert le FMI ?

Mardi, avril 6th, 2010

A l’heure où beaucoup suggèrent de créer un Fonds Monétaire Européen pour sauver la Grèce, il paraît utile de revenir sur les principes qui ont présidé à la création du Fonds Monétaire International. Le FMI a été créé à la suite de la Conférence Internationale de Bretton-Woods, en 1944. Dans un premier temps, il avait comme objectif de garantir la stabilité du système monétaire international, en venant au secours des monnaies en difficulté, grâce à des prêts à long terme en dollars. A l’époque, les taux de change étaient fixes (variations maximales autorisées de plus ou moins 1%), arrimés au dollar, lui même lié à l’or par un lien inamovible (le dollar valant alors un trente-cinquième d’once d’or).

Lorsque le Président Nixon décida de suspendre la convertibilité du dollar en or, le 15 août 1971, à la suite d’une détérioration prolongée de la balance des paiements des Etats-Unis (financement de la guerre du Vietnam), les cours de change perdirent leur stabilité de l’après-guerre et l’économie mondiale rentra dans un système de « taux de change flexibles ». De ce fait, le rôle du FMI changea profondément : il ne pouvait plus être « le gendarme » du système monétaire international qui désormais évoluait en fonction du marché des changes. Il trouva donc un autre rôle : soutenir les pays victimes d’un endettement excessif. A commencer par l’Amérique Latine (Brésil, Mexique, Argentine) dans les années 80 et l’Asie du Sud-Est, à la fin  des années 90, puis la Russie en 1998 et de nouveau l’Argentine en 2001.

Bernard MAROIS – Professeur EmĂ©rite HEC-PARIS – PrĂ©sident Club Finance HEC

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