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Archive de "juin, 2010"

L’ECONOMIE « SHADOCK »

Lundi, juin 28th, 2010

Tous les gens d’un certain age se souviennent avec nostalgie d’une certaine série télévisée, sous forme de bande dessinée, intitulée  « les Shadocks » et commentée par le regretté Claude Pieplu. Une des occupations favorites de cette peuplade excentrique et légèrement bornée, consistait à creuser des trous pour en reboucher d’autres. C’est un peu la situation que nous connaissons dans l’économie mondiale contemporaine où les diverses institutions patentées s’endettent pour rembourser des emprunts arrivant à échéance et pratiquent le jeu du  « mistigri » (les québécois parlent de « patate chaude »), qui consiste à refiler à d’autres (ou faire financer par d’autres, au choix) le remboursement des dettes accumulées.

Une première version de ce jeu consiste à transférer les dettes privées à des organismes étatiques. Ainsi, l’Etat américain a renfloué son système bancaire menacé de banqueroute. De même les Etats européens sont venus au secours de leurs banques et de leur industrie automobile. Ces mécanismes ayant été décrits en long et en large dans la presse, il est préférable d’illustrer ces propos, en prenant un cas un peu moins connu : il s’agit de l’Islande. Les crédits bancaires sont passés de 100 % du PIB à 470 %  entre 2000 et 2008, ce qui a entraîné la quasi-faillite du système bancaire islandais, les engagements des banques représentent presque 10 ans de PIB. L’Etat est arrivé à la rescousse, en nationalisant les principales banques locales. Du coup, la dette extérieure de l’Islande a atteint 530 % de son PIB ! C’est désormais l’Etat islandais qui est en danger de cessation de paiement.

Bernard MAROIS – Professeur EmĂ©rite HEC Paris – PrĂ©sident du Club Finance HEC

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IFRS pour PME : Une attente mitigée en Europe

Vendredi, juin 18th, 2010

Une étude de Grant Thornton, groupe leader d’audit et de conseil en France et dans le monde, menée par Experian Business Strategies Ltd. auprès d’un panel de 7 400 entreprises privées, à travers 36 pays représentant 81 % du PIB mondial, montre que 53 % des dirigeants de PME interrogés à travers le monde connaissent ou ont entendu parler des normes IFRS applicables aux Petites et Moyennes Entreprises.

 Les résultats de l’étude montrent que les chefs d’entreprises européens sont les plus au fait (à 67 %), avec de fortes disparités cependant selon le pays. En effet, 75 % des dirigeants français interrogés connaissent les IFRS pour PME (tout comme 86 % des irlandais, 79 % des espagnols, 78 % des finnois et 76 % des anglais) alors que seuls 54 % des chefs d’entreprises belges et allemands et 56 % des italiens en ont eu connaissance. Les dirigeants asiatiques sont ceux qui en ont le moins entendu parler : 18 % des thaïlandais, 19 % des japonais, 29 % des chinois, 32 % des indiens et 34 % des taïwanais disent savoir ce que représentent les IFRS pour PME.

 Laurent Leloup, CFO-news

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Pourquoi si peu de CFOs deviennent CEOs ?

Vendredi, juin 18th, 2010

Le limogeage public de Gordon Brown, l’ancien Premier ministre, symbolise le dilemme auquel sont confrontĂ©s les CFOs qui visent le plus haut poste. Sont-ils vraiment Ă  la hauteur ? Est-ce que les compĂ©tences qui font la rĂ©ussite d’un CFO sont celles d’un futur CEO ? Doivent-ils tenter de viser le sommet ou se contenter d’ĂŞtre les serviteurs du dĂ©partement financier et demeurer numĂ©ro deux après le CEO ?

 Russell Reynolds, le cabinet de recrutement, prĂ©cise que l’an dernier mĂŞme si seulement 14% des CEOs des « Fortune 500″ ont Ă©tĂ© CFOs, le pourcentage devrait augmenter : «Nous sommes de plus en plus interrogĂ©s par les conseils d’administration afin de trouver des CFOs qui soient capables de succĂ©der au CEO. « Pourtant, dans les conversations que j’ai eu avec les administrateurs en Europe et aux États-Unis, ceci semble ĂŞtre l’exception plutĂ´t que la règle.

Par Anthony Goodman

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La montée en puissance des pays émergents

Lundi, juin 14th, 2010

Cette montée en puissance se traduit d’abord dans les chiffres : déjà les pays émergents représentent 52% de la production industrielle mondiale contre 48% pour les pays avancés.

En ce qui concerne les prévisions économiques pour 2010 (chiffres FMI), la croissance mondiale est attendue aux alentours de 4,1%, avec les pays développés réalisant des performances plutôt médiocres: 3% pour les Etats-Unis, 0.8% pour la zone euro et 1.5% pour le Japon. Par contre, l’Asie (hors Japon) atteindra 8% et l’Amérique Latine dépassera 5%, tandis que l’Afrique le « continent oublié », approchera les 4%. Plus particulièrement, on notera les taux de croissance impressionnants prévus pour la Chine et l’Inde : respectivement 8,5% et 7%.

Bernard MAROIS – Professeur EmĂ©rite HEC Paris – PrĂ©sident du Club Finance HEC

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