Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash


Archive de "octobre, 2010"

Rapport sur les tendances de l’investissement durable

Vendredi, octobre 29th, 2010

Ce rapport s’appuie sur de nouvelles recherches décrivant l’intérêt croissant des investisseurs pour les questions ESG.

State Street Corporation (NYSE : STT), l’un des premiers prestataires mondiaux de services financiers aux investisseurs institutionnels, publie aujourd’hui un nouveau rapport dans le cadre de sa sĂ©rie Vision Focus sur l’investissement durable.

Intitulé « Sustainable Investing : Positioning for Long-Term Success », ce rapport s’appuie sur les dernières recherches effectuées par State Street Global Advisors (SSgA), l’activité de gestion d’actifs de State Street, et examine l’impact croissant des préoccupations liées aux pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) sur les décisions d’investissement des investisseurs institutionnels.

Selon le rapport, la croissance de la population mondiale, les changements climatiques, et une série d’autres éléments catalyseurs font de la durabilité « une question substantielle, tant pour les entreprises que pour les investisseurs ».

Laurent LELOUP - CFO News

(suite…)

Abandonner l’euro ?

Lundi, octobre 18th, 2010

Le Professeur Simon Hayley, Professeur de finance à Cass Business School, s’interroge sur l’intérêt de quitter l’Union Economique et Monétaire européenne (UEM) pour les pays en faillite.

Certains suggèrent que la meilleure solution pour régler les problèmes fiscaux et économiques actuels serait que les Etats-membres les plus affectés quittent la zone euro et retrouvent leur ancienne monnaie. Cependant, cette proposition minimise considérablement les problèmes engendrés par un tel choix.

Premièrement, il n’existe pas de retour aux monnaies pré-euro possible : elles ont cessé d’exister le jour où les Etats ont intégré l’UEM. Quitter l’UEM impliquerait la création d’une toute nouvelle monnaie.

De plus, quitter l’UEM ne saurait être une alternative aux carences gouvernementales. Au contraire, cela pourrait accroître d’autant plus les défauts de paiements. Il n’est pas inutile de rappeler combien les coûts de l’emprunt auprès des pays en périphérie de la zone euro a chuté au moment de l’entrée dans l’UEM, ce qui écartait de fait la menace d’une dévaluation monétaire. Les coûts de l’emprunt augmenteraient donc de façon drastique pour un pays qui quitterait l’UEM.

Laurent LELOUP – CFO News

(suite…)

Les investissements étrangers en France : mythe ou réalité ?

Lundi, octobre 18th, 2010

Les investissements étrangers en France se sont élevés à 42,9 milliards d’euros en 2009, contre 40,7 milliards en 1999, ce qui témoigne d’une faible progression. Dans le même temps, les investissements français à l’étranger ont dépassé les 105 milliards d’euros en 2009.   Cependant, toutes les institutions de l’Etat célèbrent l’attractivité de la France, en tant que terre d’accueil des investissements étrangers : notre pays serait le numéro trois dans le monde, après les Etats-Unis et la Grande Bretagne. Cocorico !

Sauf que cette place est relativement fictive, lorsqu’on regarde les chiffres d’un peu plus près. En effet, les flux d’investissement comptabilisent aussi bien des apports en capitaux que des prêts croisés « intragroupe ». En retraitant ses statistiques pour tenir compte des transferts « intragroupe », la Banque de France découvre que les investissements étrangers en France sont négatifs de 4,3 milliards d’euros (ils étaient positifs en 2008, avec 11,7 milliards). Celle-ci déclare alors que « les investissements directs étrangers se situent au niveau le plus faible de la dernière décennie ». Ces chiffres font désordre, surtout après les déclarations d’Ernst & Young, début juin, indiquant que « la France avait maintenu son rang de deuxième site d’implantation en Europe » en termes de « projets d’investissement ».

Bernard MAROIS – Professeur EmĂ©rite HEC Paris – PrĂ©sident Club Finance HEC

(suite…)

L’Europe et la thĂ©orie du « passager clandestin »

Vendredi, octobre 1st, 2010

 Le « passager clandestin », comme le terme l’indique, est celui qui bénéficie d’une situation favorable, sans avoir à payer le prix. Par exemple, une catégorie professionnelle obtient des avantages financiers, à la suite, d’une manifestation : ceux qui sont restés à la maison tireront le même parti de cette décision que ceux qui auront manifesté, sans en avoir les inconvénients (perte d’une journée de salaire, participation à la grève, etc.) : ce sont des « passagers clandestins ». De même, lorsqu’une entreprise en difficulté voit l’arrivée de fonds d’investissement spécialisés qui vont remettre la société à flot, en pratiquant une politique de réduction des coûts et en changeant le management, on peut considérer que les actionnaires individuels vont profiter de ce retour à meilleure fortune, sans avoir à effectuer le moindre effort : ils sont en quelque sorte des « passagers clandestins ».

Mais ce statut n’appartient pas uniquement aux particuliers. Certaines entités peuvent également en bénéficier. Ainsi, dans le secteur bancaire, le principe du « too big to fail » est une version spécifique de la théorie du « passager clandestin ». En effet, une grande banque pourra tirer parti d’opérations à risque qui en général procurent une plus grande rentabilité ; si le risque se matérialise, l’Etat interviendra et l’aidera pour éviter qu’elle fasse faillite et provoque une panique ou un risque « systémique ». L’illustration en a été donnée par les grandes banques américaines ou européennes qui ont été renflouées par les Etats, au moment de la crise des « subprimes ».

 Bernard MAROIS – Professeur EmĂ©rite HEC Paris – PrĂ©sident du Club Finance HEC

(suite…)