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Entreprise européennes et fonds de roulement

De nombreuses entreprises européennes ne pourront profiter de la reprise économique en raison d’un manque de fonds de roulement
 
D’après la dernière enquête réalisée par Demica, le prestataire de solutions de fonds de roulement basé à Londres, les directeurs financiers européens s’inquiètent de ne pas avoir accès à des niveaux suffisants de fonds de roulement en 2010.
 
En conséquence, une grande majorité d’entre eux (62%) craint de ne pouvoir tirer le meilleur parti de la reprise économique une fois qu’elle sera amorcée. Les entreprises européennes sont confrontées à plusieurs obstacles : le prolongement problématique des délais de paiement, le risque accru de faillite des fournisseurs et la raréfaction ou la hausse du coût de l’assurance-crédit.
 
De surcroît, l’assèchement et le resserrement des lignes de crédit traditionnelles se poursuivent, ne faisant qu’amplifier les problèmes de chaîne d’approvisionnement. La nouvelle enquête, réalisée auprès de plus de 1500 entreprises de plus de 50 effectifs en France, au Royaume-Uni et en Allemagne, indique que 71 % des entreprises françaises, 60% des entreprises britanniques et 58% des entreprises allemandes sont incapables de prolonger davantage les délais de paiement accordés à leurs clients et que 62% des entreprises françaises, 65% des entreprises britanniques et 59% des entreprises allemandes craignent de ne pas disposer d’un fonds de roulement suffisant pour profiter de la reprise économique une fois qu’elle se sera amorcée.
  
Laurent LELOUP – CFO News
 
Les fournisseurs indiquent qu’environ la moitié de leurs plus gros clients cherchent constamment à prolonger leurs délais de paiement. Parallèlement, 83% des entreprises françaises, 80% des entreprises britanniques et 78% des entreprises allemandes éprouvent encore des difficultés à obtenir des crédits bancaires classiques et ne s’attendent pas à une amélioration de la conjoncture avant décembre 2010. 57% des répondants français, 48% des répondants britanniques et 47% des répondants allemands ont également confirmé que les faillites de fournisseurs avaient augmenté dans les chaînes d’approvisionnement européennes par rapport à l’année dernière et que ce phénomène allait probablement se poursuivre jusqu’en janvier 2011. L’impact du resserrement de l’assurance-crédit a également été souligné par 67% des répondants français et allemands et 69% des répondants britanniques, pour qui la hausse du coût et la raréfaction de l’assurance-crédit en 2009 et 2010 n’ont fait qu’exacerber l’instabilité de nombreuses chaînes d’approvisionnement.
 
Pour remédier à cette situation, des instruments de financement alternatifs, généralement adossés aux factures non réglées dans la chaîne d’approvisionnement, sont actuellement en cours de développement dans le secteur du financement de la chaîne d’approvisionnement (SFC). Ces instruments font actuellement l’objet d’un engouement croissant de la part des entreprises, qui voient en eux un moyen de contre-balancer le phénomène d’assèchement du crédit. Les structures SCF permettent aux grandes entreprises non seulement d’optimiser leurs conditions de paiement des fournisseurs, mais aussi de se servir de la cote de crédit de leurs créances pour autoriser leurs partenaires bancaires à financer les factures non réglées de leurs fournisseurs à un taux favorable. Le financement de la chaîne d’approvisionnement a récemment suscité un grand intérêt parmi les directeurs financiers et les banques, qui voient en cette technique un moyen de dégager des fonds de roulement.
 
À une époque où les entreprises doivent améliorer leurs flux de trésorerie et dégager des fonds de roulement, l’engouement pour les produits SCF ne fait qu’augmenter. 25% des entreprises européennes ont recours à une solution SCF depuis plusieurs années et 10% y ont recouru pour la première fois dans les douze derniers mois. Les entreprises françaises n’échappent pas à cette tendance : 21% d’entre elles y ont en effet recours depuis plusieurs années et 10% y ont recouru pour la première fois dans les douze derniers mois.
 
De surcroît, il semblerait que ces instruments ont un impact à long terme sur les entreprises européennes, 57% d’entre elles indiquant que le financement du poste fournisseurs va demeurer une priorité, même lorsque la reprise économique se sera amorcée. Cette tendance, qui se ressent particulièrement en France (67%) et au Royaume-Uni (56%), démontre que les instruments de financement alternatifs commencent à être ancrés dans l’esprit des directeurs financiers. Les instruments SFC devraient donc jouer un rôle bien plus important dans la stratégie des entreprises à l’avenir.
 
“La raréfaction du crédit traditionnel continue d’être un véritable casse-tête pour les entreprises de la chaîne d ‘approvisionnement, particulièrement celles qui dépendaient auparavant de l’accès aisé à des liquidités bon marché, ainsi qu’à l’assurance-crédit, a expliqué Phillip Kerle, PDG de Demica.  En raison des pressions intenses subies par les fournisseurs à travers le monde, les entreprises ne peuvent plus se permettre de prolonger leurs délais de paiement des fournisseurs. Le risque de faillite des fournisseurs au sein de nombreuses chaînes d’approvisionnement est un facteur critique, particulièrement pour les entreprises qui ont du mal à changer de fournisseurs en raison des produits ou composants spécialisés qu’ils leur livrent.
 
Plus de 60% des entreprises françaises craignent de ne pas disposer d’un fonds de roulement suffisant pour profiter de la reprise économique. Pour pouvoir tirer le meilleur parti de la relance, il leur faut trouver des techniques de financement leur permettant d’exploiter les opportunités qui vont se présenter à elles. Le SCF leur permet non seulement de surmonter en partie les problèmes causés par le resserrement actuel des lignes de crédit classiques, mais aussi de générer suffisamment de capitaux pour se préparer à la reprise.“
 
Résumé des principaux résultats de l’enquête Demica sur les instruments SCF :
- Les fournisseurs indiquent qu’environ la moitié de leurs gros clients cherchent  toujours à allonger leurs délais de paiement. (58% FR, 52% RU, 41% AL)
- Dans le même temps, quatre entreprises sur cinq continuent d’avoir du mal à obtenir des crédits bancaires classiques, les conditions d’emprunt n’étant pas prévues de se relâcher avant décembre 2010. (83% FR, 80% RU, 78% AL)
- D’après la moitié des entreprises européennes, les défaillances de fournisseurs étaient en hausse l’année dernière et ne devraient pas commencer à baisser avant janvier 2011. (57% FR , 48% RU, 47% AL)
- De surcroît, la raréfaction et la hausse de l’assurance-crédit ont entraîné une instabilité supplémentaire dans les supply chains européennes. (67% FR, 69% RU, 67% AL)
- La combinaison de ces facteurs a entraîné deux gros dangers.
- La majorité des entreprises sont d’avis que les supply chains européennes seraient dangereusement fragilisées par un allongement supplémentaire des délais de paiement. (71% FR, 60% RU, 58% AL)
- De nombreuses entreprises craignent également de ne pouvoir disposer d’un fonds de roulement suffisant pour pouvoir profiter de la reprise économique une fois qu’elle se sera amorcée. (62% FR, 65% RU, 59% AL)
- Par conséquent, les entreprises sont à la recherche d’instruments de financement autres que les lignes de crédit traditionnelles, y compris des solutions spécialisées de financement de la supply chain (SCF).
- 25% des entreprises européennes prennent part à un programme SCF depuis plusieurs années et 10% y ont eu recours dans les 12 derniers mois. Les entreprises françaises n’échappent pas à cette tendance : 21% d’entre elles y ont recours depuis plusieurs années et 10% y ont recouru pour la première fois dans les 12 derniers mois.
- Enfin, la diversification des techniques de financement dans la supply chain semble être une tendance à long terme. 57% des entreprises européennes indiquent que ces techniques de financement du poste fournisseurs vont demeurer une grande priorité, même après la reprise économique.
- Ce sont les supply chains françaises et anglaises qui subissent les plus fortes pressions. Une fois la reprise amorcée, le financement du poste fournisseurs va donc demeurer plus important pour les entreprises françaises et britanniques (67% et 56% respectivement) que pour leurs homologues allemandes (47%).

Laurent LELOUP – CFO News

 

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