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Archive de "décembre, 2010"

L’euro Ă  la croisĂ©e des chemins

Mercredi, décembre 15th, 2010

Lorsque l’euro fut officiellement lancé, le 1er janvier 1999, les pères fondateurs savaient  que l’édifice qu’ils créaient était fragile. En effet, constituer une zone monétaire dotée d’un étalon unique sans avoir une gouvernance politique solide (à savoir, un Etat fédéral) n’avait jamais réussi historiquement (cf. l’échec de l’Union Latine).

Par ailleurs, la zone euro ne pouvait être considérée, du point de vue économique, comme une « zone monétaire optimale », compte-tenu des importantes divergences structurelles des 12 pays qui la composaient au début. Le double pari sous-entendu dans cette construction consistait, d’une part, à espérer que la gouvernance économique et politique progresserait et, d’autre part, à favoriser la convergence structurelle des pays membres de la zone euro.

Sur le premier point, on est obligé de constater que peu d’avancées ont été réalisées. Que ce soit au niveau politique (difficultés dans la signature des traités) ou au niveau économique (dissensions manifestes entre l’Eurogroupe et la BCE, rôle « flou » de la Commission de Bruxelles, en cas de crise financière, etc.), la gouvernance européenne » patine » ; ce sont les Etats (Allemagne, France) qui prennent des initiatives pour résoudre les difficultés de la zone euro, à la place des instances européennes et les marchés le savent.

Bernard MAROIS – Professeur EmĂ©rite HEC PARIS – PrĂ©sident du Club Finance HEC

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Réduction des délais de paiement : le négoce présente ses chiffres sur l’application des accords dérogatoires

Mercredi, décembre 8th, 2010

A l’occasion d’une conférence de presse, la CGI présentait le 7 décembre les résultats de son enquête réalisée avec I+C sur l’application des accords dérogatoires avec les fournisseurs et les clients du négoce. Plus de 50% des établissements concernés ont répondu au questionnaire entre le 15 octobre et le 15 novembre.

Cette enquête révèle que, malgré les difficultés économiques, plus de 92% des clients du négoce appliquent les délais convenus en 2010. 94% des établissements du négoce interrogés souhaitent que le régime dérogatoire prenne fin comme convenu au 31 décembre 2011. Deux ans après la signature des accords dérogatoires, 94% des négociants / grossistes du commerce interentreprises souhaitent appliquer le délai légal au 1er janvier 2012.

La CGI, ConfĂ©dĂ©ration Française du Commerce Interentreprises, vient de prĂ©senter les rĂ©sultats de l’enquĂŞte menĂ©e par l’Institut I+C dressant un Ă©tat de l’application des accords dĂ©rogatoires dans le commerce interentreprises. MalgrĂ© une conjoncture Ă©conomique dĂ©favorable, les nĂ©gociants / grossistes en dressent un bilan positif. Ils estiment, par ailleurs, que l’application des dĂ©lais lĂ©gaux – 45 jours fin de mois ou 60 jours calendaires – est la meilleure issue de sortie des accords dĂ©rogatoires.

Laurent LELOUP – CFO News

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Les 3 « mirages » de la transparence

Mardi, décembre 7th, 2010

La théorie financière classique fonctionne à partir de 3 hypothèses implicites : «  la rationalité économique » des acteurs ; l’absence de délit d’initié ; le bon fonctionnement de la gouvernance d’entreprise (donc du contrôle des dirigeants), grâce aux administrateurs indépendants. Il est donc intéressant de questionner la réalité (ou la fiction) de ces 3 hypothèses.

1) La rationalité « économique » des acteurs financiers 

Les économistes libéraux stipulent que les acteurs financiers prennent leur décision d’une façon rationnelle, l’hypothèse retenue étant celle d’une « maximisation des profits ». Or, on sait aujourd’hui que la réalité des marchés est différente : la dimension psychologique est importante : ainsi, il n’y a pas de symétrie de comportement pour des gains et de pertes d’un même montant ; l’aversion au risque n’est pas forcément proportionnelle et stable dans le temps! Les « mouvements de foule » (en anglais, « herding ») sont essentiels : mieux vaut avoir tort avec tout le monde que raison seul. D’où le développement récent de la « théorie des jeux » qui trouve de nombreuses applications en finance de marché.

Bernard MAROIS – Professeur EmĂ©rite HEC PARIS – PrĂ©sident du Club Finance HEC

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