Le contenu de cette page nécessite une version plus récente dAdobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash


Analyse du cabinet Freshfields sur le marché du private equity

Voici les principales conclusions d’une analyse du cabinet d’avocats international Freshfields Bruckhaus Deringer portant sur le private equity dans le monde et plus particulièrement sur les enjeux du « mur de la dette » dans un contexte de reprise des investissements. En effet, plus de 814 milliards $ de dette LBO doivent arriver à maturité dans les six années à venir, dont plus de 80 mds $ pour cette année. Un pic de près de 200 mds $ est attendu en 2014 et ce n’est qu’au milieu de la décennie que ce chiffre commence à diminuer, selon de données Dealogic.

Cette problématique concernera principalement les sociétés américaines et européennes, ces dernières comptant pour plus de la moitié des dettes LBO arrivant à maturité en 2016 (52% avec 424 mds $). La France, avec 71 mds $ de dette LBO arrivant a échéance d’ici 2016 et 8 mds $ en 2011, occupe la troisième position en Europe. D’un point de vue sectoriel, les besoins de refinancement des entreprises sous LBO d’ici 2016 seront les plus élevés dans l’industrie des télécoms (99 mds $), suivie par la santé (78 mds $), les services aux entreprises (60 mds $), la distribution (58 mds $) et l’informatique et l’électronique (53 mds $).

Laurent LELOUP – CFO News

« Si cette perspective se confirme, les actionnaires en private equity devront faire appel aux différentes solutions de refinancement qui s’offrent à eux,  tels que le high yield (317 milliards $ levés sur ce marché en 2010), des emprunts prolongés et amendés ou encore le financement CLO, ce dernier ayant fait preuve récemment d’un regain d’activités », explique Chris Bown, responsable de l’équipe private equity du bureau londonien du cabinet Freshfields Bruckhaus Deringer LLP. « En parallèle, un grand nombre d’entreprises devront s’employer à la restructuration de leur dette, allant de la simple injection de capital en échange d’un désendettement jusqu’à l’abandon de la participation par les détenteurs de capitaux au profit des détenteurs de la dette, dans les cas les plus extrêmes », poursuit Chris Bown.

En dépit de ce « mur de la dette », 2010 a marqué la reprise du marché du LBO avec des niveaux d’investissement presque aussi élevés que les deux précédentes années réunies (source : Thomson Financial), même si nous sommes encore loin du pic atteint en 2006 (niveaux 4,5 fois plus élevés que ceux de 2010) ! On observe notamment qu’en 2010, les Etats-Unis ont effectué un redémarrage de leurs opérations large caps alors que l’Europe était encore très concentrée sur les transactions small mid caps. La France se place alors en première position en Europe, avec 93 deals réalisés en 2010, devant le Royaume-Uni (92 opérations) et l’Allemagne (70 opérations).

« De manière générale, après une période d’attentisme des différents acteurs du secteur, un regain de confiance apparaît, même si un ajustement au niveau des prix semble encore nécessaire. En effet, alors que la distribution et les technologies suscitent l’intérêt des capital investisseurs, l’immobilier souffre toujours, et l’industrie des biens de consommation, les media et les loisirs, plus vulnérables aux contractions des dépenses des consommateurs, sont également moins prisés. D’autre part, d’un point de vue financier, les banques doivent faire face à une triple pression  – financière, politique et réglementaire – pouvant entraîner une contraction ou a minima une complexification du marché du crédit », remarque Chris Bown.

Pour consulter l’intégralité du communiqué en anglais : Global Private Equity

Laurent LELOUP – CFO News

Répondre à ce commentaire

Vous devez être connect pour déposer un commentaire.