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Capital investissement – Opportunités de croissance à l’horizon 2012

XERFI vient de publier une étude approfondie, après plusieurs semaines d’enquêtes et d’analyses, sous le titre : « Capital investissement – Opportunités de croissance à l’horizon 2012, paysage concurrentiel et forces en présence ».

Voici quelques-uns des principaux enseignements de cette analyse de 100 pages :

Sérieusement secoué par la crise, le secteur du capital investissement se remet peu à peu. Le retour à des jours meilleurs pour les professionnels s’est confirmé au cours des premiers mois de 2011 avec la reprise des LBO, principaux moteurs du marché. Sans oublier que les problématiques de transmission d’entreprises et le retour des cessions seront aussi générateurs d’affaires. Entre les acteurs financiers qui se désengagent du secteur et ceux qui au contraire y consolident leurs positions, le capital investissement est également en pleine effervescence.

Laurent LELOUP – Responsable rédaction Finyear

Nul doute que les normes prudentielles plus strictes imposées par la réglementation (Bâle III, Solvabilité II) et la prochaine directive AIFM (Alternative Investment Fund Managers) vont accélérer la reconfiguration du secteur. Crédit Agricole Private Equity serait ainsi à vendre tandis que Natixis a déjà cédé en 2010 ses activités de private equity pour compte propre à Axa PE. Ce dernier a acquis en juin 2011 un portefeuille de participations de d’une valeur de 1,7 milliards de dollars auprès de Citigroup et un autre de 740 millions de dollars auprès de Barclays.

Pas de retour au « business as usual »
Le secteur retrouve donc des couleurs. Il faut pourtant se garder d’un optimisme démesuré. Un retour au « business as usual » est en effet difficilement envisageable. La concurrence sur les « bons dossiers » va se renforcer et les meilleurs gérants seront privilégiés. La confiance des investisseurs dans le capital investissement reste bien fragile et leurs exigences de rendements se sont accrues. De quoi alimenter le mouvement de concentration du secteur qui fera le tri entre les différents acteurs.

Les sociétés de capital investissement devront impérativement faire la preuve de la pertinence de leurs choix stratégiques et de leurs compétences pour regagner la confiance des investisseurs mais aussi des clients, soit les entreprises financées. En clair, il leur faudra revenir aux fondamentaux négligés pendant la période euphorique d’avant-crise. Faire tourner les portefeuilles pour regagner des points de rentabilité est une condition sine qua non pour restaurer la confiance. Alors, les qualités (rentabilité supérieure au rendement boursier, source de diversification des allocations d’actifs…) du private equity redeviendront d’actualité. Des qualités qui viendront compenser l’aversion au risque des investisseurs depuis la crise.

Un métier en pleine mutation
Au-delà, c’est l’exercice même du métier qui évolue. La période récente a consacré le modèle anglo-saxon de l’indépendance. La naissance du « nouvel » opérateur NiXen, fruit du démantèlement de Natixis Private Equity, en est la parfaite illustration. Le partnership se développe d’autant plus que les boutiques indépendantes ont globalement mieux traversé la crise que les filiales de groupes financiers. Les équipes sont désormais plus resserrées et plus impliquées. Les associés sont liés financièrement à la société de capital investissement (même si le mode de calcul du carried interest est désormais moins avantageux). Le modèle anglo-saxon du private equity retrouve toute sa force.

Laurent LELOUP – Responsable rédaction Finyear

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