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Les énergies renouvelables attirent peu les dirigeants de PME françaises

Malgré les impacts du Printemps arabe sur le prix du pétrole, seulement 35 % des dirigeants de PME françaises seraient favorables à investir davantage dans le marché des énergies renouvelables.

Alors que les récents événements au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et leurs conséquences sur le prix du baril relancent le débat au niveau mondial sur les énergies renouvelables, une étude de Grant Thornton (menée par Experian Business Strategies Ltd. auprès d’un panel de 11 000 entreprises privées, à travers 39 pays représentant plus de 80 % du PIB mondial), indique que seulement 35 % des dirigeants d’entreprises françaises interrogés seraient plutôt favorables à investir dans les énergies renouvelables (contre 41% qui ne l’envisagent pas), soutenant ainsi les efforts du gouvernement.

La position de la France s’inscrit dans la lignée de l’opinion majoritaire européenne (38 % pour et 46 % contre).

Laurent LELOUP – Responsable rédaction Finyear

C’est au sein des pays de l’ASEAN * et de l’APAC** que les dirigeants d’entreprise sont les plus nombreux à concevoir une augmentation de l’investissement public (respectivement 61% et 52 % contre une moyenne mondiale de 44 %) en faveur de ces énergies nouvelles.

Le prix du baril a augmenté proportionnellement à l’intensité de la situation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord : il est ainsi passé de 125 US$ en avril contre 85 US$ en début d’année et
110 US $ aujourd’hui.

Les différents désaccords entre les pays de l’OPEP quant à l’augmentation de l’offre, ont conduit d’une part, l’Agence Internationale de l’Energie à libérer plus de 60 millions de barils des stocks d’urgence, et de l’autre, les entreprises à mieux explorer les nouvelles sources d’énergies.

En effet, les résultats de l’étude soulignent également qu’au plan mondial, 51 % des dirigeants d’entreprises interrogés considèrent qu’ils pourraient, à court terme, intégrer une hausse des coûts énergétiques afin de réduire leur dépendance au pétrole et atteindre ainsi des prix plus stables à long terme.

Si cette position est soutenue par 60 % des entreprises en Amérique du Nord et 58 % au sein des pays de l’ASEAN, l’écart reste faible au sein des PME européennes. En effet, 46% des dirigeants déclarent être en mesure d’absorber cette hausse de prix ; 43%, en revanche, ne s’en n’estiment pas capables.
La France (et ses dirigeants d’entreprises) fait partie des pays principaux pays à estimer ne pas pouvoir supporter cette initiative (à 45 % contre 38% en faveur) après l’Italie (52 %) et les
Pays -Bas (46 %).

*ASEAN : Malaisie, Philippines, Thaïlande, Singapour, Viêtnam
**APAC (Asia Pacific) : Australie, Chine continentale, Hong Kong, Inde, Japon, Malaisie, Nouvelle Zélande, Philippines, Singapour, Taiwan, Thaïlande, Viêtnam

Laurent LELOUP – Responsable rédaction Finyear

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