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		<title>France : état des lieux, avant les élections</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Apr 2012 14:13:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard Marois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Finance]]></category>
		<category><![CDATA[Fiscalité]]></category>
		<category><![CDATA[Thèmes divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Commençons par rappeler quelques statistiques officielles, qui permettent de dresser un premier bilan de la mandature Sarkozy : entre 2007 et 2012, la dette publique totale(1) de la France est passée de 62% à 89% sans tenir compte des engagements futurs liés au règlement des retraites des fonctionnaires et assimilés. Dans le même temps, l’endettement total [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Commençons par rappeler quelques <span style="text-decoration: underline;">statistiques officielles</span>, qui permettent de dresser un premier bilan de la mandature Sarkozy : <span style="text-decoration: underline;">entre 2007 et 2012</span>, la dette publique totale<sup>(1)</sup> de la France est passée de 62% à 89% sans tenir compte des engagements futurs liés au règlement des retraites des fonctionnaires et assimilés. Dans le même temps, l’endettement total (secteur public + entreprises + ménages) a atteint 350%. Parallèlement, le déficit budgétaire s’est accru de 4,1% à 5,3%. Cela explique que le ratio des <span style="text-decoration: underline;">dépenses publiques</span> par rapport au PIB soit passé de 52% à 56%, durant le quinquennat (selon les prévisions les dépenses publiques atteindront 56% du PIB en 2012 alors que les recettes publiques plafonneront à 50,8 %). En ce qui concerne les <span style="text-decoration: underline;">prélèvements</span>, leur montant a progressé de 42% à 45%. Ce sont essentiellement les impôts sur le capital qui ont connu une hausse substantielle : ainsi <span style="text-decoration: underline;">la taxation des plus-values</span> immobilières a crû de 27% (2007) à 34,5% (en 2012) ; celle des plus-values mobilières a suivi la même courbe. Quant aux dividendes, la taxation a grimpé de 27% (en 2007) à 36,5 (en 2012).</p>
<p>Si maintenant on se penche sur notre <span style="text-decoration: underline;">commerce extérieur</span>, on constate que notre déficit commercial s’est fortement aggravé : &#8211; 75 milliards d’euros en 2011, soit 40% de détérioration par rapport à 2007.Cet effondrement coïncide avec, d’une part, la baisse du secteur industriel français dans la formation de notre PIB et, d’autre part, la chute de la durée du travail en France, par rapport à l’Allemagne (6% pendant la présidence de Sarkozy)<sup> (2) </sup>.</p>
<p><strong>Bernard MAROIS</strong> &#8211; Professeur Emérite à HEC PARIS &#8211; Président d’honneur du Club Finance HEC</p>
<p><span id="more-618"></span>Certes, il y a eu la crise financière de 2008-2009, puis la crise grecque de 2010-2011 et le ralentissement de l’économie européenne, mais les efforts effectués par la France ont été notoirement <span style="text-decoration: underline;">insuffisants</span>, en particulier au niveau de la diminution des dépenses publiques. Si l’on ajoute les masses salariales de la fonction publique et celles des agents territoriaux, on constate qu’il n’y a eu aucune baisse, contrairement aux promesses maintes fois répétées.  Et ce n’est pas les promesses des divers candidats à l’élection présidentielle qui vont améliorer la situation !</p>
<p>Qu’en est-il de la <span style="text-decoration: underline;">structure sociale</span> de la société française ? Selon les économistes de gauche, tels que Thomas Piketty, la présidence actuelle aurait accentué les inégalités entre riches et pauvres. Là encore, les chiffres ne corroborent pas du tout ces allégations. En effet, si l’on compare les revenus des 10% les plus pauvres et les 10% les plus riches, le rapport s’établissait à 4,6 en 1970, mais seulement à 3,4en 1996 et se maintenait à ce niveau en 2009 !</p>
<p>En fait, c’est seulement les « super-riches » (0,01% de la population) qui ont bénéficié des « largesses » de Sarkozy <sup>(3)</sup>. <sup> </sup>En ce qui concerne les « patrons » des grandes entreprises, leurs gains sont inférieurs à ceux de leurs homologues britanniques, allemands, italiens ou espagnols! (cf. l’étude récente de Proxinvest).</p>
<p>Autre point de contestation : la fiscalité mise en place par le gouvernement Fillon privilégierait « les riches ». Faut-il rappeler que 50% des français ne paient pas d’impôt sur le revenu et parmi les moins favorisés, beaucoup bénéficient de transferts financiers divers. Dans le même temps, on matraque le financement de l’économie à long terme, réalisé par les particuliers. Selon une étude de l’IFRAP, le taux de prélèvement réel sur les actions serait d’environ 60%, si l’on prend en compte les incidences des impôts déjà payés par l’investisseur sur l’argent épargné (I.R. sur les revenus du travail, cotisations sociales, etc.).</p>
<p>Si l’on retient les propositions de François Hollande, on atteint 82% ! Dans ces conditions, on comprend l’attrait de l’immobilier, du livret A ou de l’or sur l’épargnant français, au détriment, bien sur, de l’économie réelle (hors bâtiment).</p>
<p>Dans ces conditions, quelle est la solution ? Elle est finalement assez simple : relancer la croissance économique, à laquelle un pays comme la France, qui connait une <span style="text-decoration: underline;">démographie favorable</span>, peut prétendre<sup>(4)</sup>. Pour cela, voila quelques suggestions :<br />
- <span style="text-decoration: underline;">Stopper la hausse de la fiscalité sur les « investissements à long terme »</span> (actions, prises de participation dans les TPE- très petites entreprises), en favorisant la conservation de ces titres au-delà de 5 ans, dans le portefeuille des particuliers ;<br />
- Elaborer une véritable <span style="text-decoration: underline;">politique industrielle</span>, avec des choix de « priorités nationales » ;<br />
- Renforcer la constitution d’universités fortes et administrativement autonomes <sup>(5) </sup>;<br />
- Relancer la recherche et le développement. Le crédit impôt recherche (CIR) doit être amplifié, particulièrement auprès des PME ;<br />
- Continuer la baisse des dépenses publiques globales (en faisant pression sur les collectivités locales « gaspilleuses ») ;<br />
- Etaler la décroissance du déficit budgétaire sur 10 ans, pour éviter d’étouffer la croissance, mais obtenir un engagement institutionnel (référendum, inscription dans la constitution, etc.), de façon à rassurer à la fois nos partenaires européens et les marchés financiers ;<br />
- Mettre en place une véritable « politique urbaine » dans les grandes villes<sup>(6) </sup>.</p>
<p>Réponse à ces questions après le 6 mai (tout au moins nous l’espérons).</p>
<p><strong>Bernard MAROIS</strong> &#8211; Professeur Emérite à HEC PARIS &#8211; Président d’honneur du Club Finance HEC</p>
<p><em><sup>(1) </sup></em><em><sup>Celle-ci comprend : l’Etat, les collectivités locales et la Sécurité Sociale. A titre d&#8217;illustration, on mentionnera la dérive du Régime Général, dont le déficit est passé de 10,2 milliards d’euros en 2008 à 17,4 milliards en 2011.</sup></em></p>
<p><em><sup>(2) </sup></em><em><sup>De ce fait, les coûts unitaires de la main d’œuvre en France sont passés de 117 (en 2007) à 131 (en 2012), pour une base 100 en 2000. Dans le même temps, l’Allemagne voyait croître ses coûts de seulement 7 points (104 en 2007 et 111 en 2012).</sup></em></p>
<p><em><sup>(3) </sup></em><em><sup>Dans ce « mini-club » de très riches, le poids des industriels a diminué, au profit des sportifs de haut niveau, chanteurs, etc., dont beaucoup ne « résident » plus en France ! On pourra consulter, sur ce point, Valeurs Actuelles, 8 mai 2012, p.11.</sup></em></p>
<p><em><sup>(4) </sup></em><em><sup>Cf. un précédent éditorial « démographie et croissance : le cas français ».</sup></em></p>
<p><em><sup>(5) </sup></em><em><sup>Il y actuellement 15 universités à Paris, ce qui est beaucoup trop ! Il faudrait les regrouper en 5 entités au  maximum.</sup></em></p>
<p><em><sup>(6) </sup></em><em><sup>Il est scandaleux que rien n’ait été fait à <span style="text-decoration: underline;">Paris</span> pour rééquilibrer l’offre et la demande de logements. Les jeunes générations font les frais de cette incompétence (ne pouvant se loger à proximité de leur travail).</sup></em></p>
<p><sup> </sup></p>
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		<title>Le CFO est-il le boss du CIO ?</title>
		<link>http://blog-academie.info/2012/04/le-cfo-est-il-le-boss-du-cio/</link>
		<comments>http://blog-academie.info/2012/04/le-cfo-est-il-le-boss-du-cio/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 04 Apr 2012 09:08:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent Leloup</dc:creator>
				<category><![CDATA[Thèmes divers]]></category>

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		<description><![CDATA[ 

Il n&#8217;est un secret pour personne que dans la plupart des  entreprises, tout le monde reporte auprès du CFO-DAF, quels que soient les modes  d&#8217;organisations internes.

Si le CFO est traditionnellement le gardien de l&#8217;avenir  financier de l&#8217;entreprise, voire de son avenir au sens large, l&#8217;importance  croissante de la technologie implique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Garamond;"> </span></p>
<div>
<p>Il n&#8217;est un secret pour personne que dans la plupart des  entreprises, tout le monde reporte auprès du CFO-DAF, quels que soient les modes  d&#8217;organisations internes.</p></div>
<div>
<p>Si le CFO est traditionnellement le gardien de l&#8217;avenir  financier de l&#8217;entreprise, voire de son avenir au sens large, l&#8217;importance  croissante de la technologie implique que le boss du CIO-DSI a aussi le pouvoir  et est ainsi encore plus responsable de la façon dont l&#8217;entreprise  fonctionne.</p></div>
<div>
<p>Le CFO est-il toujours bien armé pour cette lourde tâche ?</p></div>
<div>
<p>Il semble que la plupart des CFOs croient qu&#8217;ils le sont. Un  sondage, en janvier dernier, au sein d&#8217;un groupe de CFOs sur LinkedIn US a posé  la question : &laquo;&nbsp;Est-ce une bonne idée que le CIO (directeur informatique) rende  compte au CFO (directeur financier) ?&nbsp;&raquo;. La réponse fût un écrasant OUI à 67%.</p></div>
<div>
<p>Ainsi nous pourrions conclure en affirmant que c&#8217;est une bonne  idée parce que beaucoup d&#8217;entreprises pratiquent de cette manière et que compte  tenu de l&#8217;influence et de l&#8217;importance de la finance dans la plupart des  organisations ainsi que de la volatilité de l&#8217;économie des quatre dernières  années, il semble logique de procéder ainsi.</p>
<p><strong>Laurent LELOUP</strong> &#8211; Finyear</p>
<p><span id="more-615"></span>Par contre dans la pratique c&#8217;est peut être plus  problématique</div>
<div>
<p>En effet, dans la plupart des entreprises, l&#8217;informatique n&#8217;est  pas seulement un centre de coûts, c&#8217;est aussi un outil stratégique à manier avec  précaution et de façon experte par des personnes qui comprennent tout son  potentiel. Un CFO avisé sera également conscient du fait que  l&#8217;informatique génère souvent des dépassements de budgets, des promesses non  tenues et une incroyable complexité qui souvent déroute le plus avisé  des gestionnaires calés sur le sujet&#8230;d&#8217;où l&#8217;importance du CIO&#8230;</p></div>
<div>
<p>Ceci nous conduit à penser que si l&#8217;entreprise souhaite engager  et réussir sa transformation technologique, le meilleur ingrédient sera, sans  nul doute, la capacité du CFO et du CIO à travailler ensemble avec confiance et  respect.</p></div>
<div>
<p>De nos jours peu de couples en entreprise sont aussi  indispensables que celui issu de l&#8217;union de la finance et de la technologie.</p></div>
<div>
<p>Comme toute bonne alliance, les participants ont besoin de bien  communiquer, de respecter les forces et faiblesses de l&#8217;autre et de favoriser la  croissance et la stabilité.</p></div>
<div>
<p>Et vous quelle est votre relation avec votre partenaire  technologique ?</p></div>
<p><strong>Laurent LELOUP</strong> &#8211; Finyear</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le surendettement : un mal pernicieux</title>
		<link>http://blog-academie.info/2012/04/le-surendettement-un-mal-pernicieux/</link>
		<comments>http://blog-academie.info/2012/04/le-surendettement-un-mal-pernicieux/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 02 Apr 2012 07:41:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard Marois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Finance]]></category>
		<category><![CDATA[Thèmes divers]]></category>

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		<description><![CDATA[L’endettement total des pays industrialisés (dette publique +dette privée) dépasse désormais 350% de leur PIB. C’est un véritable pic dans la lente montée depuis les années 60, avec une accélération certaine depuis 10 ans. Le précédent record a été établi au sortir de la Seconde Guerre Mondiale. Certes nous avons connu des épisodes critiques d’endettement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’endettement total des pays industrialisés (dette publique +dette privée) dépasse désormais <span style="text-decoration: underline;">350% de leur PIB</span>. C’est un véritable pic dans la lente montée depuis les années 60, avec une accélération certaine depuis 10 ans. Le précédent record a été établi au sortir de la Seconde Guerre Mondiale. Certes nous avons connu des épisodes critiques d’endettement (crise latino-américaine des années 80 ; crise asiatique 1997-1999), mais les victimes du surendettement étaient alors des régions périphériques. Cette fois-ci, c’est le cœur du système économique mondial qui est touché : Etats-Unis, Europe (zone euro, mais aussi la Grande Bretagne), Japon. Même la Chine commence à inquiéter (système bancaire opaque, bulle immobilière, etc…).</p>
<p>Aujourd’hui, nous examinerons uniquement, <span style="text-decoration: underline;">le surendettement public</span>. <span style="text-decoration: underline;">Le Japon</span> remporte la palme avec 200% du PIB, mais 94% des investisseurs de titres japonais étant des résidents, le désendettement pourra être mené d’une façon relativement simple en spoliant les nationaux qui, par ailleurs, sont censés avoir profité directement de la gabegie de l’Etat nippon. Celui-ci, dans le même temps, devra continuer à combattre la déflation qui règne au Japon depuis plus de 20 ans. Autant dire que l’avenir de ce pays semble définitivement compromis et ce n’est pas les prévisions démographiques, considérées comme catastrophiques, qui vont venir soulager l’économie nippone.</p>
<p><strong>Bernard MAROIS </strong>- Professeur Emérite à HEC Paris &#8211; Président d’Honneur du Club Finance HEC</p>
<p><span id="more-612"></span>En ce qui concerne la <span style="text-decoration: underline;">zone euro</span>, le cas de la <span style="text-decoration: underline;">Grèce</span> apparaît également désespéré. Avec environ 200% d’endettement, avant prise en compte de la restructuration de la dette privée, ce pays est rentré dans une spirale négative (récession de 6% en 2011 et de 4% en 2012 ; déficit budgétaire de 8% ; fuite des capitaux), dont il ne pourra pas sortir, tant qu’il disposera d’une monnaie, l’euro, surévaluée d’au moins 40%, au regard des structures économiques de la Grèce. Quant au <span style="text-decoration: underline;">Portugal</span>, il est en train de suivre l’exemple grec et ne devrait pas tarder à redemander l’aide de la BCE et du FMI.</p>
<p>Le prochain sur la liste est <span style="text-decoration: underline;">l’Italie</span>. Avec un endettement de plus de 120% du PIB, ce pays est obligé de consacrer un montant croissant de ses recettes publiques à la charge de sa dette, alors que la cure d’austérité imposé par Mario Monti mène l’Italie à la récession, sans pour autant rétablir l’équilibre budgétaire. Notons également que plus de 50% des investisseurs d’obligations italiennes sont des non-résidents.</p>
<p>Et l’on pourrait continuer avec d’autres pays. L’Espagne, par exemple, dont l’endettement public atteint « seulement » 70%, risque de voir sa dette grimper rapidement, d’une part, parce que celle-ci est sous-évaluée (en particulier, au niveau des collectivités locales) et, d’autre part, en raison d’une croissance du déficit budgétaire, à rebours des autres pays de la zone. Si on ajoute à cela le chômage<sup>(1)</sup> (plus de 23% de la population) et l’éclatement de la bulle immobilière, en cours de réalisation, et ses conséquences sur le secteur bancaire espagnol, on a tout lieu d’être inquiet. Quant à la France (je réserve cette analyse pour un prochain édito), la proximité de l’élection présidentielle, avec ses surenchères de dépenses, ne va pas améliorer la situation (dette publique proche de 90% du PIB ; déficit budgétaire au-dessus de 5%).</p>
<p>Le cas des <span style="text-decoration: underline;">Etats-Unis</span> est particulier. Avec une dette de 85% du PIB et un déficit budgétaire colossal, ce pays est un candidat certain pour entrer dans la liste des Etats surendettés. Mais les Américains bénéficient d’un gros avantage : le dollar, monnaie internationale incontournable. Ce « privilège » leur permet d’envisager un rétablissement financier, en étalant les mesures de rééquilibrage de leur budget sur une longue période, quitte à laisser le dollar se déprécier.</p>
<p>Pour terminer cet éditorial, on insistera sur le caractère <span style="text-decoration: underline;">délétère</span> du surendettement : c’est une sorte de drogue, dont les effets ne se font sentir que lorsqu’il est trop tard : la confiance des investisseurs s’évapore alors très rapidement <sup>(2)</sup> et vient ensuite l’heure des bilans : les agences de notation dégradent les acheteurs d’obligations publiques, exigent d’abord des rémunérations plus élevées pour couvrir le risque, puis refusent de refinancer les dettes et arrive ainsi le défaut de paiement et la restructuration ( cas de la Grèce). A titre d’exemple, <span style="text-decoration: underline;">l’Argentine</span> qui a subi cette crise du surendettement en 2000-2001, a mis plus de 10 ans pour en sortir, et au prix d’une dévaluation du peso de plus de 60% !</p>
<p>En conséquence, il serait utile que nos candidats à la Présidence de la République aient en tête ces faits, de façon à s’attaquer à notre surendettement avant qu’il ne soit trop tard.</p>
<p><strong>Bernard MAROIS </strong>- Professeur Emérite à HEC Paris &#8211; Président d’Honneur du Club Finance HEC</p>
<table style="height: 11px;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="6" align="left">
<tbody>
<tr>
<td width="1" height="2"></td>
</tr>
<tr>
<td></td>
<td></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><em><sup>(1) </sup>Le chômage entraîne une baisse du niveau de vie, donc moins d’impôt et un déficit budgétaire accru.</em></p>
<p><em><sup>(2</sup>) Pendant 10 ans (2000-2010), les obligations grecques n’ont supporté qu’une marge de 100 points de base par rapport à l’Allemagne. Début 2011, le « spread » a brusquement atteint 1800 points de base. Aujourd’hui la Grèce ne peut plus emprunter sur les marchés</em><em>.</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>CFO/DAF : le temps est venu de penser à la croissance</title>
		<link>http://blog-academie.info/2012/03/cfodaf-le-temps-est-venu-de-penser-a-la-croissance/</link>
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		<pubDate>Mon, 19 Mar 2012 09:12:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent Leloup</dc:creator>
				<category><![CDATA[Thèmes divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est facile de comprendre pourquoi les  directeurs financiers adoptent une conduite de prudence. En effet la crise  financière de 2008, suivie par la volatilité des cours, a placé la plupart des  entreprises en position défensive, avec une gestion évidemment plus préoccupée  par la réduction des coûts que par l&#8217;identification et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><span style="font-family: Garamond;">Il est facile de comprendre pourquoi les  directeurs financiers adoptent une conduite de prudence. En effet la crise  financière de 2008, suivie par la volatilité des cours, a placé la plupart des  entreprises en position défensive, avec une gestion évidemment plus préoccupée  par la réduction des coûts que par l&#8217;identification et l&#8217;exploration  d&#8217;opportunités de croissance. </span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;"><br />
</span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;">La Fonction Finance a agi en conséquence, en  maintenant au plus bas les coûts d&#8217;exploitation tout en gardant sa propre  dotation en personnel et l&#8217;allocation des ressources aussi faibles que  possible.</span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;"><br />
</span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;">Maintenant, cependant, les entreprises  reconnaissent qu&#8217;elles ont besoin de se recentrer sur la croissance, en dépit  des incertitudes difficiles. Les directeurs financiers trouvent qu&#8217;il est  difficile de jouer offensif tout en jouant défensif. Dans un récent sondage  d&#8217;Accenture de plus de 500 hauts dirigeants financiers mondiaux, seulement 34%  des directeurs financiers disent qu&#8217;ils ont été fortement impliqués pour aider  leurs entreprises à identifier les opportunités de croissance &#8211; en dépit du fait  que 79% des mêmes directeurs financiers voient la préparation d&#8217;une politique de  croissance comme important ou très important.</span></div>
<div><span id="more-607"></span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;">Dans une certaine mesure, la réticence pour  le CFO de sauter dans le train de la croissance peut aisément être comprise. La  croissance actuelle n&#8217;est guère solide et la nécessité du contrôle des coûts  reste évidente. Dans de nombreuses entreprises, de nouveaux règlements exigent  des dépenses importantes, et le financement de ces dépenses provient souvent  d&#8217;investissements prévus à l&#8217;origine pour soutenir les initiatives de  croissance.</span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;"><br />
</span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;">Ironie du sort, dans leur zèle à contrôler  les coûts, de nombreuses entreprises peuvent avoir fait fondre leurs  budgets &#8211;  c&#8217;est du moins la crainte de 32% des CXOs (autres dirigeants que les CFOs)  qui ont également participé à l&#8217;étude. L&#8217;étude a indiqué que les organisations  avec des budgets rétrécis ont du retard sur leurs pairs en termes de  performances.</span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;">Nous pensons qu&#8217;il y a cinq priorités clés  pour les directeurs financiers qui veulent aider leurs entreprises à se  développer :</span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;"><br />
</span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;"><strong>1. Mettre en place la bonne  stratégie et la gouvernance<br />
</strong>Pour gagner, les services financiers  doivent mettre l&#8217;accent sur le développement continu et l&#8217;amélioration de leurs  capacités tout en maintenant une stratégie fonctionnelle. Ils doivent également  avoir des structures de gouvernance claires, qui sont organisées pour aider  à apporter un soutien maximal à leurs plannings stratégiques. Par exemple, ils  font une claire distinction entre la planification financière et l&#8217;analyse d&#8217;une  part, et les opérations comptables d&#8217;autre part, et ils s&#8217;organisent en  conséquence. Le service Finances &#8211; comme une entité intégrée &#8211; devrait occuper  une position clé au sein de l&#8217;entreprise et contribuer directement à ses  priorités stratégiques.</span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;"><br />
</span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;"><strong>2. Promouvoir pour les actionnaires  une valeur centrée sur la culture<br />
</strong>La création de valeur pour  l&#8217;actionnaire est le but de toutes les activités de l&#8217;entreprise, et la fonction  finance devrait jouer un rôle central dans la conduite de cette valeur. En  intégrant la fonction finance dans une entreprise élargie et en faisant en sorte  que la pensée financière, les mesures et les analyses imprègnent l&#8217;organisation,  les CFOs &#8211; directeurs financiers &#8211; peuvent diectement participer à la prise de  décision de haut niveau. Cela peut permettre au directeur financier de répondre  aux marchés mouvants &#8211; en constant changement -, d&#8217;ailleurs 46% des répondants à  notre étude mondiale l&#8217;ont cité comme l&#8217;un de leurs défis les plus  significatifs.</span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;"><br />
</span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;"><strong>3. S&#8217;engager dans une planification  stratégique et une définition d&#8217;objectifs<br />
</strong>Les directeurs financiers  de grands groupes sont étroitement impliqués dans le processus d&#8217;identification  d&#8217;une stratégie commerciale appropriée et dans la traduction de cette stratégie  en objectifs spécifiques et indicateurs clés de performance. Ils aident  également à créer les documents de planification stratégique et les plans de  stratégie qui aident l&#8217;entreprise à progresser. Les directeurs financiers  devraient également participer à la définition des objectifs, du sommet vers le  bas de la hiérarchie, et traduire cette vision et cette stratégie en des  objectifs opérationnels et financiers rigoureux.</span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;"><br />
</span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;"><strong>4. Intégrer le prévisionnel, le  reporting et l&#8217;analytique</strong></span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;">Bien que le prévisionnel soit le processus  continu de projections de performances futures, et que le reporting et  l&#8217;analytique regardent ce qui s&#8217;est réellement passé &#8211; ainsi que pourquoi c&#8217;est  arrivé et ce qu&#8217;il faut faire à ce sujet &#8211; de nombreux services financiers sont  habitués à réaliser ce prévisionnel dans un environnement plus &laquo;&nbsp;prévisible&nbsp;&raquo;.  Bien que les circonstances actuelles créent des défis pour ces services, le  degré d&#8217;intégration de ces éléments peut avoir un impact direct sur la qualité  des prévisions qu&#8217;ils sont en mesure d&#8217;obtenir dans le reporting et l&#8217;analyse  nécessaires à une gestion efficace. Les processus intégrés peuvent fournir  une vision beaucoup plus précise et approfondie que les vues traditionnelles des  budgets et de la comptabilité.</span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;"><br />
</span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;"><strong>5. Gérer les risques financiers de  façon proactive et holistique<br />
</strong>Traditionnellement, les risques  financiers spécifiques ont été abordés dans des domaines spécifiques de la  fonction finance. Le risque de change, par exemple, a été traité par le  service trésorerie et &laquo;&nbsp;cash management&nbsp;&raquo;. Dans un environnement commercial  extrêmement imprévisible, le risque doit toutefois être géré de manière plus  proactive et plus holistique. En effet des capacités de stratégie et  d&#8217;entreprise élargie sont nécessaires, à la fois pour anticiper les risques et  pour identifier et convertir les opportunités qui se présentent en des  situations à risque. Les directeurs financiers doivent donc être impliqués dans  l&#8217;identification, l&#8217;évaluation, la mesure, la gestion et l&#8217;atténuation des  risques financiers dans l&#8217;entreprise.</span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;"><br />
</span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;">Certes, il y a d&#8217;autres obstacles auxquels  se heurtent les directeurs financiers dans un environnement de croissance, comme  par exemple la gestion des volumes croissants de données et la difficulté  à recruter les talents nécessaires au soutien de ces initiatives de croissance.  Si les questions de financement freinent la fonction finance, les directeurs  financiers doivent cependant se battre au quotidien pour que le financement voté  soit apte à développer de nouvelles capacités à soutenir la  croissance.</span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;"><br />
</span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;">Ces dernières années les directeurs  financiers et leurs services ont réalisé un excellent travail pour faire face  aux nombreux défis qui sont venus parsemer leur chemin, mais maintenant le temps  est venu pour eux d&#8217;aider leurs entreprises à saisir les opportunités de  croissance qui apparaissent sur certains marchés et dans certaines zones  géographiques. Ces directeurs financiers qui ont les capacités nécessaires pour  soutenir le programme de croissance d&#8217;entreprise &#8211; tout en gardant un œil sur  les coûts &#8211; contribueront le plus à la performance future de leur  entreprise.</span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;"><br />
</span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;">Traduit librement de l&#8217;anglais par la  rédaction de Finyear.com</span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;">Article original rédigé par </span><span style="font-family: Garamond;">Paul Boulanger, directeur général de &laquo;&nbsp;Finance &amp; Consulting  Group Enterprise Performance&nbsp;&raquo; chez Accenture.com</span></div>
<p class="facebook"><a href="http://www.facebook.com/share.php?u=http://blog-academie.info/2012/03/cfodaf-le-temps-est-venu-de-penser-a-la-croissance/" target="_blank" title="Share on Facebook">Share on Facebook</a></p>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le rôle stratégique du trésorier</title>
		<link>http://blog-academie.info/2012/03/le-role-strategique-du-tresorier/</link>
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		<pubDate>Mon, 19 Mar 2012 09:10:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent Leloup</dc:creator>
				<category><![CDATA[Thèmes divers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog-academie.info/?p=605</guid>
		<description><![CDATA[ Une  nouvelle étude du Conseil des Trésoriers d&#8217;Entreprise de l&#8217;AFP (Association for  Financial Professionals) confirme à nouveau les tendances observées lors de  l&#8217;enquête de 2011 &#160;&#187; Le rôle stratégique du trésorier (Strategic Role of Treasury  Survey)&#160;&#187; : la trésorerie se développe au sein des organisations, et transcende  ses fonctions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><span lang="fr"><span title="Study: Treasury's Role is Expanding, Transcending"> </span><span style="font-family: Garamond;"><span title="A new report from AFP's Corporate Treasurers Council (CTC) reaffirms trends observed during the 2011 Strategic Role of Treasury Survey: treasury is growing in importance within the organization, and is transcending its traditional functions.">Une  nouvelle étude du Conseil des Trésoriers d&#8217;Entreprise de l&#8217;AFP (Association for  Financial Professionals) confirme à nouveau les tendances observées lors de  l&#8217;enquête de 2011 &nbsp;&raquo; Le rôle stratégique du trésorier (Strategic Role of Treasury  Survey)&nbsp;&raquo; : la trésorerie se développe au sein des organisations, et transcende  ses fonctions traditionnelles.</p>
<p><span title="Between January and February of 2012, AFP interviewed a number of executive-level treasury and finance professionals on treasury's role in the current business environment.">Entre  janvier et février 2012, l&#8217;AFP a interrogé un certain nombre de trésoriers et de  professionnels de la finance sur le rôle joué par la trésorerie dans  l&#8217;environnement actuel des affaires. </span><span title="Information also was collected at several roundtables for the CTC and the Society of Canadian Treasurers (SCT).">L&#8217;information  a également été recueillies à plusieurs tables rondes de la Corporate Treasurers  Council (CCT) et de la Société Canadienne des Trésoriers (SCT). </span><span style="font-family: Garamond;"><span title="Members agreed with the majority of survey respondents, who concluded that treasury is playing a more strategic role within the organization than it did five years ago (80 percent), and that the role is expanding (84 percent).">La  majorité des répondants au sondage a conclu que la trésorerie jouait un rôle  plus stratégique au sein des organisations qu&#8217;il y a cinq ans (80%), et que son  rôle était en pleine expansion (84%).</span></span></p>
<p></span></span></span></div>
<div><span lang="fr"><span style="font-family: Garamond;"><span title="Members agreed with the majority of survey respondents, who concluded that treasury is playing a more strategic role within the organization than it did five years ago (80 percent), and that the role is expanding (84 percent)."> </span></span></span><span style="font-family: Garamond;"><span title="Due to increasing demand, treasury departments are looking for cost-effective ways to automate traditional activities to free up the staff to do more value-added activities."><span style="font-family: Garamond;"><span title="Treasurers are becoming directly involved in many activities, such as contract negotiation, legal-entity structuring, enterprise risk management, working capital management, and more.">Laurent Leloup &#8211; Finyear</span></span></span></span><br />
<span lang="fr"><span style="font-family: Garamond;"><span title="Members agreed with the majority of survey respondents, who concluded that treasury is playing a more strategic role within the organization than it did five years ago (80 percent), and that the role is expanding (84 percent)."> </span><span title="Executives also agreed with most respondents that core treasury activities such as liquidity management and cash management are growing in importance, and that senior management and the board are demanding greater visibility into liquidity."><span id="more-605"></span>Les sondés  ont également déclaré que les principales activités de trésorerie telles que la  gestion des liquidités et la gestion du cash allaient croissant et que la  direction et le conseil d&#8217;administration exigeaient une plus grande visibilité  sur les liquidités. </span><span title="Referring to previous AFP studies from 2011 and 2012, Craig Martin, Executive Director, Corporate Treasurers Council, said, “What we found in the Liquidity Survey, the Risk Survey and the Strategic Role of Treasury Survey, is that liquidity is still at the top">Se  référant à des études précédentes de l&#8217;AFP datant de 2011 et 2012, Craig Martin,  Directeur exécutif du CTC, a déclaré : &laquo;&nbsp;Nous avons constaté dans l&#8217;enquête sur  la liquidité, l&#8217;enquête sur les risques ainsi que l&#8217;enquête sur le rôle  stratégique du trésorier, que la liquidité demeure toujours en tête de </span><span title="of the list in terms of companies' priorities and therefore, treasury.”">liste  des priorités pour les entreprises et, par voie de conséquence, pour la  trésorerie.&nbsp;&raquo;</span></span></span></div>
<div><span lang="fr"><span style="font-family: Garamond;"><span title="of the list in terms of companies' priorities and therefore, treasury.”"> </span></span></span><span lang="fr"><span style="font-family: Garamond;"><span title="of the list in terms of companies' priorities and therefore, treasury.”"> </span></span></span></div>
<p><span lang="fr"><span style="font-family: Garamond;"><span title="of the list in terms of companies' priorities and therefore, treasury.”"> </span></span></span></p>
<div><span style="font-family: Garamond;"><span style="font-family: Garamond;"><span title="View the full report, Research Perspectives: Strategic Insight in AFP Survey Results, on the CTC Essentials site here.">Cette  étude américaine reflète parfaitement les tendances également observées en  Europe quant au rôle stratégique du trésorier et l</span></span><span title="Treasury's core competencies are becoming more critical to organizations, executives say, and this has lead to treasurers moving directly into operations.">es  dirigeants interrogés déclarent que les compétences &laquo;&nbsp;de base&nbsp;&raquo; du trésorier sont  de plus en plus battues en brêche dans les organisations qui se développent dans  un monde &laquo;&nbsp;global&nbsp;&raquo;. Désormais les t</span></span><span style="font-family: Garamond;"><span title="Treasurers are becoming directly involved in many activities, such as contract negotiation, legal-entity structuring, enterprise risk management, working capital management, and more.">résoriers  s&#8217;impliquent directement dans de nombreuses activités, telles que la négociation  des contrats, la gestion du risque d&#8217;entreprise, la gestion du fonds de  roulement (BFR), etc&#8230;</span></span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;"><span title="Treasurers are becoming directly involved in many activities, such as contract negotiation, legal-entity structuring, enterprise risk management, working capital management, and more."><br />
</span></span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;"><span title="But it is not all smooth sailing for treasury, as departments still face tough challenges managing the various problems in the global markets today, as well as limited time and resources.">La  période actuelle n&#8217;est pas de tout repos pour le trésorier. En effet il doit  gérer de nombreux défis sur des marchés mondiaux alors que son temps et ses  ressources diminuent. </span><span title="Due to increasing demand, treasury departments are looking for cost-effective ways to automate traditional activities to free up the staff to do more value-added activities.">Cette  demande croissante en gestion de trésorerie entraine une recherche de moyens  efficaces pour automatiser les activités traditionnelles et libérer le  personnel qui pourra se consacrer à des tâches à plus forte valeur  ajoutée.</span></span></div>
<p><span style="font-family: Garamond;"><span title="Due to increasing demand, treasury departments are looking for cost-effective ways to automate traditional activities to free up the staff to do more value-added activities."> </span></span></p>
<div><span style="font-family: Garamond;"><span title="Treasurers are becoming directly involved in many activities, such as contract negotiation, legal-entity structuring, enterprise risk management, working capital management, and more.">C&#8217;est  tout le défi des prochaines années.</span></span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;"><span title="Treasurers are becoming directly involved in many activities, such as contract negotiation, legal-entity structuring, enterprise risk management, working capital management, and more.">Laurent Leloup &#8211; Finyear</span></span></div>
<div><span style="font-family: Garamond;"><span title="Treasurers are becoming directly involved in many activities, such as contract negotiation, legal-entity structuring, enterprise risk management, working capital management, and more."><br />
</span></span></div>
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		<title>Démographie et croissance : le cas français</title>
		<link>http://blog-academie.info/2012/02/demographie-et-croissance-le-cas-francais/</link>
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 10:04:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard Marois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Thèmes divers]]></category>

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		<description><![CDATA[La population française est passée de 24,5 millions en 1750 (soit 3,4% de la population mondiale) à 39 millions en 1945 et 59 millions en 2000 (environ 1% de la population mondiale). Le recensement réalisé à la fin de 2011 établit la population française aux alentours de 65,6 millions. En d’autres termes, la population de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La population française est passée de 24,5 millions en 1750 (soit 3,4% de la population mondiale) à 39 millions en 1945 et 59 millions en 2000 (environ 1% de la population mondiale). Le recensement réalisé à la fin de 2011 établit la population française aux alentours de 65,6 millions. En d’autres termes, la population de la France a approximativement doublé en 220 ans, mais s’est accrue de 60% en <span style="text-decoration: underline;">seulement</span> 40 ans (1970-2010). La seconde guerre mondiale a constitué un changement de cap déterminant : avant, la France a connu un accroissement de la population très faible, par rapport aux autres nations industrialisées, qui s’explique par différents facteurs : d’abord la ponction répétitive exercée par les guerres (la révolution Française, le Premier Empire, le Second Empire, et, surtout, la Première Guerre Mondiale); ensuite, un contrôle précoce des naissances, un siècle avant les autres pays ; enfin des politiques coloniales aboutissant à des départs pour l’Algérie, l’Afrique Noire ou l’Indochine, ces « expatriés » n’étant que partiellement compensés par l’immigration (italienne, espagnole, polonaise). Du point de vue démographique, la période 1920 -1940 a été probablement la plus sombre, les rangs des jeunes, clairsemés par le million de morts dans les tranchées, n’ayant pu se remplir, avant que se déclenche la seconde guerre mondiale. D’une façon logique, la croissance économique française a donc eu du mal à résister à la vigueur démographique de ses principaux concurrents et rivaux (Grande-Bretagne, Allemagne), sans oublier les Etats-Unis qui ont pris la première place mondiale à la fin du XIX<sup>ème</sup> siècle.</p>
<p><strong>Bernard MAROIS </strong>- Professeur Emérite &#8211; Président d’Honneur du Club Finance HEC</p>
<p><span id="more-601"></span>Depuis 1945, grâce à une <span style="text-decoration: underline;">politique « nataliste »,</span> confortée alors du retour du Général de Gaulle en 1958, la France a réussi à stopper provisoirement son déclin démographique. Qui plus est, elle a su maintenir une certaine prééminence en termes de taux de natalité sur ces principaux partenaires européens (en particulier l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne). Cet avantage s’est particulièrement concrétisé à partir de 1980, la France conservant un taux de renouvellement des générations de 2,1 alors que les autres pays  européens se situent entre 1,5 et 1,8.</p>
<p>De cette situation privilégiée, on devrait en déduire que la France bénéficie d’une croissance économique largement supérieure à nos voisins. En fait il n’en est rien. Alors que le taux de croissance économique français s’élevait à 5,6% en moyenne, pendant la période 1960 -1974, il était tombé à 2,3% pour la période 1975-2006. On constate même une baisse de 0,08% par an, en moyenne, depuis 1950.</p>
<p>Qui plus est, la comparaison avec l’Allemagne est, dans ce domaine, de nouveau douloureuse : alors que la population française en activité augmentait de 8% depuis 1999, et qu’elle diminuait de 3% chez notre voisin allemand, pendant cette même période, le PIB/h allemand a progressé <span style="text-decoration: underline;">deux fois plus vite</span> que chez nous ! Clairement, <span style="text-decoration: underline;">la France n’a pas été capable d’atteindre depuis 1981, la croissance structurelle à laquelle elle pouvait prétendre</span>.</p>
<p>Les raisons sont bien connues et ont été identifiées dans de nombreux rapports (le plus récent, le rapport Attali).</p>
<p>La liste est longue : mauvaise allocation des dépenses publiques<sup>(1)</sup> par ailleurs trop élevées (56% du PIB, un record dans les pays industrialisés et signe d’une économie « socialisante ») ; niveau croissant des prélèvements fiscaux et sociaux (44%), là aussi un record ; coût du travail excessif, désormais supérieur de 10% à son homologue allemand<sup>(2)</sup>; législation du travail compliquée et peu motivante du point de vue de l’entrepreneur ; absence totale de politique industrielle ( 800 000 emplois perdus en 10 ans) ; peu d’efforts en faveur de l’innovation et de la recherche. On peut ajouter un autre point capital : absence générale des entreprises moyennes dans les préoccupations de l’Etat<sup>(3) </sup>(ce sont elles qui créent des emplois<sup>(4) </sup>!).</p>
<p>Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que le déficit de croissance en France, depuis 30 ans, puisse être évalué à environ 1,5% par an. Si cette croissance était au rendez-vous, nous pourrions alors voir refluer le chômage en dessous de 7% ; par ailleurs les revenus fiscaux augmenteraient substantiellement, ce qui faciliterait notre désendettement, grâce au retour plus rapide à l’équilibre budgétaire. Autant la problématique de la dette souveraine est commune à pratiquement tous les pays industrialisés, autant le déficit de croissance est <span style="text-decoration: underline;">spécifique </span>à la France.</p>
<p>Souhaitons que les candidats à la prochaine élection présidentielle s’attèlent à cette tâche (rétablir une croissance « légitime »), incontournable pour l’avenir de notre pays.</p>
<p><strong>Bernard MAROIS </strong>- Professeur Emérite &#8211; Président d’Honneur du Club Finance HEC</p>
<p><em>(1) </em><em>On sait, par ailleurs, que les dépenses publiques dégagent une <span style="text-decoration: underline;">productivité</span> bien inférieure aux investissements privés.</em></p>
<p><em>(2) </em><em>Selon l’OCDE, la durée du travail a baissé de 4% en RFA, de 2000 à 2010, contre 12% en France.</em></p>
<p><em>(3) </em><em>Rappelons  que, par exemple, la charge fiscale réelle pesant sur les entreprises  du CAC 40 n’est que de 11% (cf. les travaux du Club à ce sujet), alors  qu’elle dépasse 30% pour les entreprises moyennes.</em></p>
<p><em>(4) </em><em>Il  faut se souvenir que le chômage allemand atteint seulement 6 %, contre  10% en France (il y a 3 fois plus d’entreprises moyennes en  Allemagne !).</em></p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
<tbody>
<tr>
<td width="1" height="12"></td>
</tr>
<tr>
<td></td>
<td></td>
</tr>
</tbody>
</table>
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		<title>Un point sur la réforme du système financier mondial</title>
		<link>http://blog-academie.info/2012/01/596/</link>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 16:04:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard Marois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comptabilité]]></category>
		<category><![CDATA[Finance]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Régulation]]></category>
		<category><![CDATA[Thèmes divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis le début de la crise des « subprimes », fin 2007, les diverses réunions du G20 (5 au total) ont tenté de faire avancer plusieurs chantiers de réforme, destinés à stabiliser et à réguler le système financier international. Où en sommes-nous aujourd’hui ? On peut regrouper les diverses initiatives prises en 3 catégories : la refonte du système [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le début de la crise des « subprimes », fin 2007, les diverses réunions du G20 (5 au total) ont tenté de faire avancer plusieurs chantiers de réforme, destinés à stabiliser et à réguler le système financier international. Où en sommes-nous aujourd’hui ? On peut regrouper les diverses initiatives prises en 3 catégories : la refonte du système monétaire international ; la régulation des marchés financiers ; la surveillance des systèmes bancaires.  Arrêtons- nous sur chacun de ces points.  <strong></strong></p>
<p><strong>Bernard Marois </strong>- Professeur Emérite HEC Paris &#8211; Président d’Honneur Club Finance HEC  <span id="more-596"></span><strong></strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">La refonte du système monétaire international</span></strong></p>
<p>Les objectifs principaux d’une réforme concrète du système peuvent s’énoncer de la façon suivante : limiter la volatilité des monnaies entre elles ; diversifier l’offre des monnaies de réserve, pour diminuer l’hégémonie du dollar ; rapprocher les parités de leur valeur intrinsèque (c’est à dire réévaluer le <span style="text-decoration: underline;">yuan</span> chinois). Il faut admette que peu de progrès ont été réalisés sur ces différents points ! Les Chinois refusent de se plier à des contraintes extérieures. Ils réévalueront leur monnaie à un rythme lent (pour éviter de nuire à leur avantage compétitif). On peut seulement espérer qu’ils continueront à libéraliser les régimes de conversion du yuan, ce qui devrait permettre à cette monnaie d’évoluer vers sa valeur intrinsèque… d’ici 5 ou 10 ans. Par ailleurs, les principaux pays du monde se sont mis d’accord sur un renforcement du FMI (Fonds Monétaire International), avec, à moyen terme, l’intégration du yuan dans la définition des DTS (Droits de Tirage Spéciaux), monnaie de compte utilisé par le fonds. Cette initiative, jointe à l’extension à la convertibilité du yuan, mentionnée précédemment, devrait favoriser une diversification monétaire, destinée à favoriser l’émergence d’un système monétaire international <span style="text-decoration: underline;">multipolaire</span> (dollar, euro, yuan).  <strong></strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">La régulation des marchés financiers </span></strong></p>
<p>Elle vise plusieurs « boucs émissaires », considérés comme co-responsables de la crise actuelle. On citera successivement : les produits dérivés, les agences de notation, les paradis fiscaux, la spéculation.</p>
<p>. <span style="text-decoration: underline;">Les produits dérivés (options, swaps ; futures, CDS, etc.) </span>Un effort sera fait pour rendre ces produits moins opaques en diminuant au maximum les marchés dits « de gré à gré », qui font l’objet de transactions bilatérales non publiques (donc sans cotation « officielle »). D’où l’obligation d’enregistrer ces opérations officiellement  et de les faire migrer à travers des « chambres de compensation », entités plus faciles à contrôler et qui obligent leurs intervenants à donner des garanties (dépôts, appels de marge). Cependant, ce dossier considéré comme brûlant lors des premiers G 20, a été remisé au second plan, à la suite de la crise de la dette publique, à partir de 2010. Notons quand même une avancée en ce qui concerne les Credit Default Swaps (CDS) relatifs à la dette publique des Etats : la France et l’Allemagne vont interdire les opérations « à nu » (dans lesquelles l’acheteur n’est pas en risque, car non-détenteur de la dette sous-jacente).</p>
<p>. <span style="text-decoration: underline;">Les agences de notation</span> Situées aussi dans « l’œil du cyclone », on leur reproche d’avoir une action « procyclique » lorsqu’elles dégradent la note d’un pays. De ce fait, elles accentuent les difficultés de l’Etat visé.  Deux initiatives sont à l’étude, pour contrecarrer ces effets dévastateurs. La première consisterait à créer une agence véritablement « européenne » (donc moins sensible, pense-t-on, aux lobbys financiers anglo-saxons). La seconde envisage une interdiction de noter un pays, quand ce dernier est « sous assistance internationale ». Pour l’instant, aucune décision ferme n’est intervenue sur ces 2 projets.</p>
<p>. <span style="text-decoration: underline;">Les paradis fiscaux</span> Selon certaines sources, l’évasion fiscale représenterait 150 milliards, rien que pour l’Union Européenne et viendrait amplifier une spéculation internationale, considérée comme déstabilisatrice. A la suite de négociations bilatérales, la plupart des paradis fiscaux (il y en a une quarantaine !) auraient promis de faire des efforts de transparence et de lutte contre le blanchiment d’argent sale. Seul 9 pays resteraient identifiés comme « non coopératifs » (listes noire et grise). En outre, le sujet a été un peu éclipsé depuis par la crise de la dette.</p>
<p>. <span style="text-decoration: underline;">La spéculation et la taxe Tobin</span> Au jour d’aujourd’hui la France et l’Italie (mais sous réserve d’accord européen) ont donné leur accord pour taxer les transactions financières<sup>(1)</sup>. <span style="text-decoration: underline;">Celui-ci</span>, pourrait être étendu aux autres pays de la zone euro avant 2014. Par contre, les Etats-Unis, la Grande Bretagne et une grande majorité des pays en développement y sont hostiles. Reste à savoir quelle sera l’assiette exacte de cette taxe, ainsi que son taux, son mode de prélèvement et son affectation. Un énorme chantier pour les prochaines années.<strong></strong> <strong></strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">La surveillance des systèmes bancaires</span></strong> <span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p>Pour le moment, les réflexions portent sur 2 champs : le renforcement  des capitaux propres des banques, pour limiter le risque de faillite, d’une part, et, l’éventuelle séparation des activités de détail (« retail banking ») et de la banque d’affaires, d’autre part.</p>
<p>. <span style="text-decoration: underline;">Le renforcement des capitaux propres</span> La plupart des pays sont d’accord pour augmenter les ratios de capitaux propres des banques. L’essentiel du travail s’effectue au sein du Comité de Bâle (réglementation Bâle 3). Pour simplifier, on indiquera que le ratio de fonds propres « durs » devra  au minimum dépasser 9%, sans compter un éventuel « risque systémique ». Malheureusement, le souci de protéger les épargnants se heurte, d’une certaine façon, au souhait de favoriser le financement bancaire en faveur de l’économie. Il est clair, en effet, que la nécessaire augmentation des capitaux propres des banques en fonction des risques pris par celles-ci peut les amener à restreindre certains crédits vers les PME par exemple. Il faudra donc trouver un équilibre entre ces deux contraintes opposées.</p>
<p>. <span style="text-decoration: underline;">La séparation de la banque de détail et de la banque d’affaires </span> Déjà adopté aux Etats-Unis (loi Dodd-Franck) et envisagé concrètement en Grande Bretagne (rapport Vickers), le principe de la séparation des activités de « retail banking » et des activités d’investissement apparaît moins évident en Europe Continentale, où la « banque universelle » demeure une tradition fortement établie. Dans la mesure où les banques allemandes ou françaises ont moins souffert, lors de la crise des « subprimes », la nécessité de procéder à un partage des activités ne semble pas s’imposer, sans un minimum de réflexion identifiant clairement les avantages et les inconvénients d’une telle décision. Donc, dossier à suivre…</p>
<p>Voilà donc un bilan circonstancié des tentatives de réforme du système financier mondial depuis 2007. J’ai bien sûr laissé de côté les péripéties de la crise de la dette qui frappe essentiellement la zone euro, car ce sujet à fait l’objet de plusieurs éditoriaux précédents. Globalement, on peut affirmer que les divers chantiers demeurent largement ouverts et resteront d’actualité au cours des prochaines années.</p>
<p><strong>Bernard Marois </strong>- Professeur Emérite HEC Paris &#8211; Président d’Honneur Club Finance HEC</p>
<table style="height: 35px;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="6" align="left">
<tbody>
<tr>
<td width="5" height="17"></td>
</tr>
<tr>
<td></td>
<td></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><em><sup>(1)</sup></em><em>Ce dossier a été relancé cette semaine par l’initiative du Président Sarkozy de voir la France mettre en place, même seule, cette taxe sur les transactions financières.</em></p>
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		<title>Les Entretiens de l&#8217;Académie</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 15:32:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>William Nahum</dc:creator>
				<category><![CDATA[Audit]]></category>
		<category><![CDATA[Benchmarking]]></category>
		<category><![CDATA[Comptabilité]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[Finance]]></category>
		<category><![CDATA[Fiscalité]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Régulation]]></category>
		<category><![CDATA[Secteur Public]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Thèmes divers]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Académie vous propose un nouveau rendez-vous « Les Entretiens de  l’Académie ».
Ces Entretiens, courtes séquences vidéo disponibles en  libre accès, vous offrent les meilleures expertises et analyses de l’actualité  et des problématiques techniques qui vous concernent : le rôle des agences de  notation, la notation de la France, l&#8217;avenir de l&#8217;Europe, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’Académie vous propose un nouveau rendez-vous « Les Entretiens de  l’Académie ».</strong></p>
<p>Ces Entretiens, courtes séquences vidéo disponibles en  libre accès, vous offrent les meilleures expertises et analyses de l’actualité  et des problématiques techniques qui vous concernent : le rôle des agences de  notation, la notation de la France, l&#8217;avenir de l&#8217;Europe, la crise de l&#8217;euro, la dette publique, le rapport France/Allemagne, la réforme de l’audit, la normalisation comptable internationale, le capital immatériel, le contrôle interne, la maîtrise des risques, lé dématérialisation, les innovations territoriales, …</p>
<p><strong></strong></p>
<p>Pour consulter les Entretiens de l&#8217;Académie : <a title="Pour consulter les Entretiens de l'Académie, cliquez ici " href="http://www.lacademie.info">www.lacademie.info </a></p>
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		<title>Le déclin de l&#8217;Occident</title>
		<link>http://blog-academie.info/2011/12/le-declin-de-loccident/</link>
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		<pubDate>Tue, 20 Dec 2011 16:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard Marois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Finance]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Régulation]]></category>
		<category><![CDATA[Thèmes divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Les relations commerciales entre l’Orient et l’Occident ont toujours été très actives. Ainsi les « routes de la soie », établies dès le deuxième siècle avant JC, ont continué à être sillonnées pendant tout le Moyen-âge, le thé et les épices venant s’ajouter aux soieries. Au niveau militaire, les conflits ont été plus rares. Notons la campagne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les relations commerciales entre <span style="text-decoration: underline;">l’Orient et l’Occident</span> ont toujours été très actives. Ainsi les « routes de la soie », établies dès le deuxième siècle avant JC, ont continué à être sillonnées pendant tout le Moyen-âge, le thé et les épices venant s’ajouter aux soieries. Au niveau militaire, les conflits ont été plus rares. Notons la campagne d’Alexandre le Grand contre les Perses puis en Asie Centrale (il détruisit Samarcande) et son échec face au roi Poros (plaines de l’Indus). On peut y ajouter les multiples guerres des Romains face aux Parthes et, ensuite, les croisades face au monde islamique.</p>
<p>Dans un premier temps, c’est l’Orient qui développe les <span style="text-decoration: underline;">innovations technologiques</span> : invention du papier en Chine, dès le VI<sup>ème</sup> siècle, puis des livres imprimés, et création des premiers billets de banque vers le X<sup>ème</sup> siècle, ainsi que la mise au point de la poudre et la découverte du compas de marine. Ajoutons que les premiers essais d’éclairage urbain à partir du gaz naturel ont été observés dans l’Empire du Milieu, dès le XII<sup>ème</sup> siècle. N’oublions pas non plus l’utilisation des chiffres (dits « arabes ») et du zéro, qui peut être attribuée à l’Inde et nous ont été transmis par l’Islam. Enfin, à l’époque où les capitales européennes  peinent à rassembler plus de 50 000 âmes, les grandes villes asiatiques  dépassent plusieurs centaines de milliers d’habitants à l’instar d’Angkor, capitale du royaume khmer.</p>
<p><strong>Bernard MAROIS </strong>- Professeur Emérite HEC Paris &#8211; Président d’Honneur Club Finance HEC</p>
<p><span id="more-590"></span>C’est le <span style="text-decoration: underline;">quinzième siècle</span> qui va marquer le tournant historique d’un retournement de situation remarquable. En effet, au début de ce siècle « charnière », l’empire chinois est en pleine expansion : il envoie ses navires dans toute l’Asie et reçoit des tributs de tous les peuples d’Orient. Par ailleurs, sa flotte, sous le commandement de l’amiral Zheng He, est  envoyée vers le Golfe Persique et les côtes africaines. On sait même (documents récents) qu’une importante expédition chinoise a accosté rapidement en Amérique an 1421. A l’époque, les Européens  se sont à peine aventurés sur les côtes du Maroc, leurs caravelles étant considérées comme petites face aux énormes jonques chinoises. Soudainement, l’Empire du Milieu se replie sur son centre, abandonnant la périphérie et les continents lointains, au moment même où les Européens se lancent à la découverte de nouvelles terres : Vasco de Gama arrive en Inde et Christophe Colomb découvre l’Amérique. Au début du 16<sup>ème</sup> siècle, l’équipage de Magellan boucle le premier tour du monde.</p>
<p>Les siècles suivants vont voir l’hégémonie progressive de l’Europe. D’une part, la colonisation de nouvelles terres et la confiscation des richesses qui s’y trouvent,  accompagnées de l’essor de l’esclavage (main d’œuvre très bon marché) va faciliter l’accumulation d’actifs et le développement du capitalisme industriel, dont le centre, à partir du 18<sup>ème</sup> siècle, sera la Grande Bretagne. Celle-ci, en prenant possession de l’Inde, contribuera à faire disparaître l’industrie textile locale, au profit des usines britanniques. D’autre part, la Chine, principale puissance de l’Orient, se fermera aux marchands étrangers et, par ce biais, au développement  industriel, à tel point qu’à partir de 1840 et des guerres de « l’opium », elle sera elle-même colonisée et « dépecée » entre les principaux Etats européens (régime des « concessions »). Cette situation perdurera jusqu’en 1945.</p>
<p>Depuis lors, un rééquilibrage a commencé à se faire jour, favorisé par l’indépendance obtenue par les pays d’Asie (Inde en 1948 &#8211; Indonésie en 1947 etc.) et l’arrivée des communistes au pouvoir en Chine (1949). D’un point de vue économique, ce mouvement de bascule s’est amplifié depuis la fin du siècle précédent, avec, entre autres, les réformes introduites par Deng en Chine et l’ouverture progressive de l’Inde sur le monde : la Chine est devenue la deuxième puissance économique mondiale<sup>(1) </sup>; l’Indonésie, la Corée et  le Vietnam progressent rapidement. Quelques statistiques le confirment : en 10 ans, les échanges sino-indiens ont été multipliés par 28 (62 milliards de dollars en 2010).</p>
<p>De même, le commerce sino-russe a été multiplié par 7 pendant la même période (55 milliards en 2010) et les relations commerciales entre l’Asie et l’Amérique du Sud dépasse 270 milliards de dollars (multipliées aussi par 7 en 10 ans).<br />
Aujourd’hui, la Chine est le principal investisseur au Brésil, avant même les Etats-Unis. Par ailleurs, la Chine, l’Inde et la Corée du Sud ont acheté récemment des millions d’hectares en Afrique (Ethiopie, Mozambique, Soudan) et investissent des sommes considérables dans les gisements de matières premières africains (à titre d’illustration, on notera que les échanges commerciaux entre l’Inde et l’Afrique sont passés de 1 à 50 milliards de dollars en 10 ans).</p>
<p>Face à ce rééquilibrage, l’Occident apparaît relativement peu préparé à <span style="text-decoration: underline;">une remise en cause de son hégémonie</span>. Les Américains souhaitent une réévaluation du renminbi chinois, mais appréhendent l’arrivée de cette devise, en tant que monnaie de réserve. Autre sujet d’inquiétude : l’augmentation prévue des échanges Sud-Sud <sup>(2)</sup>, qui ne profiteront pas aux pays développés. De ce fait, si la croissance mondiale dépassera les 3% en 2012, elle sera limitée à 1,5% dans les pays développés. Le mouvement entamé, surtout depuis le début du siècle, n’est pas prêt de s’inverser ! A nous d’en tirer les conséquences.</p>
<p><strong>Bernard MAROIS </strong>- Professeur Emérite HEC Paris &#8211; Président d’Honneur Club Finance HEC</p>
<p><em>(1) </em><em>Par ailleurs, le part de la Chine dans les échanges internationaux est passé de 3,5% en 2000 à 10% en 2011.</em></p>
<p><em>(2) </em><em>Selon de récentes statistiques, les flux d’échanges et de capitaux entre les pays émergents devraient être multipliés par 10 lors des 40 prochaines années.</em></p>
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		<title>La quadrature du cercle</title>
		<link>http://blog-academie.info/2011/11/la-quadrature-du-cercle/</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Nov 2011 15:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard Marois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Finance]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Régulation]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est la formule qui résume le mieux la situation de la zone euro actuellement. Les pays qui constituent cette zone doivent procéder pour la plupart, à une « cure » de désendettement qui promet d’être longue, car profonde : l’endettement total (public +privé) est compris entre 300% et 400% du PIB, en moyenne, ce qui est pratiquement un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est la formule qui résume le mieux la situation de la zone euro actuellement. Les pays qui constituent cette zone doivent procéder pour la plupart, à une « cure » de désendettement qui promet d’être longue, car profonde : l’endettement total (public +privé) est compris entre 300% et 400% du PIB, en moyenne, ce qui est pratiquement un record historique. Mais diminuer la dette implique à la fois une hausse des prélèvements (impôts et cotisations) et une baisse des dépenses publiques, c&#8217;est-à-dire une chute certaine de la croissance voire un plongeon dans la récession, avec comme conséquence une diminution des rentrées fiscales, donc une augmentation de la dette. La seule façon de sortir de cette souricière serait de pratiquer un étalement du processus de désendettement sur 5 ou 10 ans, de façon à préserver un minimum de croissance. Le problème, c’est que les investisseurs et les créanciers vivent désormais dans le court terme, compte-tenu des incertitudes renforcées par le manque de crédibilité des solutions proposées par les politiques jusqu’à présent ; ceux-ci apparaissent comme hésitants, divisés, et, dans tous les cas, en retard sur les évènements ( le temps politique n’est pas celui des marchés !)</p>
<p><strong>Bernard MAROIS -</strong> Professeur Emérite HEC Paris &#8211; Président d’Honneur du Club Finance HEC</p>
<p><span id="more-587"></span>En fait, voici les questions soulevées par les milieux économiques :</p>
<ol>
<li><span style="text-decoration: underline;">Que va-t-on faire de la Grèce</span>, dont l’endettement dépasse 160% du PIB, le déficit budgétaire 8% et le taux de récession 6% ? Non seulement ce pays est actuellement <span style="text-decoration: underline;">insolvable</span>, mais la dérive de ses coûts de production (40% par rapport à l’Allemagne sur 10 ans) interdit tout retour à l’équilibre, même si 100% de la dette grecque était annulée !</li>
<li><span style="text-decoration: underline;">Comment éviter la contagion à l’Italie de la crise  grecque</span>, sachant que ce pays subit un endettement de 125% du PIB, avec une croissance pratiquement nulle et une gouvernance politique discréditée ? D’ores et déjà, le taux d’intérêt sur la dette italienne dépasse 6% (plus de 400 points de base au-dessus du « Bund » allemand). L’Espagne est également fragile avec 23% de chômage. Quant à la France, sa croissance est en berne, ce qui va rendre très difficile la diminution du déficit budgétaire en dessous de7%.</li>
<li><span style="text-decoration: underline;">Comment renforcer les lignes de protection de la zone euro ?</span><br />
Les dernières discussions de la semaine dernière, à Bruxelles, ont abouti à la décision d’augmenter la puissance de feu du FESB (Fonds Européen de Stabilisation Financière) de 440 milliards à 1 000 milliards d’euros, avec un éventuel effet de levier possible, mais dont les mécanismes ne sont pas clairement établis. De toutes façons, c’est insuffisant, si l’Italie craque (rappelons que la dette italienne dépasse 2 000 milliards!). En outre, le FESB est censé s’appuyer, soit sur la garantie des pays dotés du triple » A » (dont le nombre risque d’ailleurs  de diminuer dans les prochains mois !), soit sur la BCE, elle-même disposant de moyens limités , en raison, entre autres, des dispositions du Traité de Maastricht.</li>
<li><span style="text-decoration: underline;">Comment consolider la gouvernance de la zone euro ?<br />
</span>On sait que la réponse, c’est la mise en place de mécanismes à vocation fédérale. L’ennui c’est que la réalisation concrète de cet objectif » incontournable » demande du temps, de façon à convaincre les gouvernements et les citoyens de la nécessité de réaliser une union économique et politique pour sauver l’union monétaire. Bien que les pays de la zone euro soient « riches » en termes d’actifs ou de patrimoine, cela ne garantit pas la <span style="text-decoration: underline;">liquidité</span> du système financier européen, dans la mesure où les <span style="text-decoration: underline;">stocks </span>(les actifs) doivent produire des <span style="text-decoration: underline;">flux</span> pour alimenter les transferts au titre du service de la dette. On a vu avec la Grèce comme il était difficile par exemple d’utiliser les privatisations pour abonder le budget national. En période de crise, les disponibilités financières se cachent (achats d’or, transferts à l’étranger vers des pays « refuges », etc.).</li>
<li><span style="text-decoration: underline;">Qui viendra au secours de la zone euro ?</span><br />
Si celle-ci ne peut pas se sauver elle-même quels sont les « chevaliers blancs » potentiels ? On pense d’abord au FMI, dirigé par Christine Lagarde, « une européenne », celui-ci ne peut se désintéresser de l’Europe. Cependant, les droits de vote de la zone euro au FMI ne dépassant pas 15%, ce qui est fort peu, les négociations risquent d’être difficiles. Quant aux pays émergents et en particulier la Chine et les pays pétroliers riches (Qatar, Emirats Arabes Unis, etc.), la poursuite des échanges internationaux implique une Europe non moribonde. Ils pourront peut être nous aider, mais avec quelles contreparties ?</li>
</ol>
<p>Espérons que la réunion du G-20 à Cannes, en cette fin de semaine, apporte des réponses à ces 5 questions essentielles à notre avenir.</p>
<p><strong>Bernard MAROIS -</strong> Professeur Emérite HEC Paris &#8211; Président d’Honneur du Club Finance HEC</p>
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