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>> Finance

Le dĂ©clin de l’Occident

Mardi, décembre 20th, 2011

Les relations commerciales entre l’Orient et l’Occident ont toujours été très actives. Ainsi les « routes de la soie », établies dès le deuxième siècle avant JC, ont continué à être sillonnées pendant tout le Moyen-âge, le thé et les épices venant s’ajouter aux soieries. Au niveau militaire, les conflits ont été plus rares. Notons la campagne d’Alexandre le Grand contre les Perses puis en Asie Centrale (il détruisit Samarcande) et son échec face au roi Poros (plaines de l’Indus). On peut y ajouter les multiples guerres des Romains face aux Parthes et, ensuite, les croisades face au monde islamique.

Dans un premier temps, c’est l’Orient qui développe les innovations technologiques : invention du papier en Chine, dès le VIème siècle, puis des livres imprimés, et création des premiers billets de banque vers le Xème siècle, ainsi que la mise au point de la poudre et la découverte du compas de marine. Ajoutons que les premiers essais d’éclairage urbain à partir du gaz naturel ont été observés dans l’Empire du Milieu, dès le XIIème siècle. N’oublions pas non plus l’utilisation des chiffres (dits « arabes ») et du zéro, qui peut être attribuée à l’Inde et nous ont été transmis par l’Islam. Enfin, à l’époque où les capitales européennes  peinent à rassembler plus de 50 000 âmes, les grandes villes asiatiques  dépassent plusieurs centaines de milliers d’habitants à l’instar d’Angkor, capitale du royaume khmer.

Bernard MAROIS - Professeur EmĂ©rite HEC Paris – PrĂ©sident d’Honneur Club Finance HEC

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La quadrature du cercle

Vendredi, novembre 4th, 2011

C’est la formule qui rĂ©sume le mieux la situation de la zone euro actuellement. Les pays qui constituent cette zone doivent procĂ©der pour la plupart, Ă  une « cure » de dĂ©sendettement qui promet d’être longue, car profonde : l’endettement total (public +privĂ©) est compris entre 300% et 400% du PIB, en moyenne, ce qui est pratiquement un record historique. Mais diminuer la dette implique Ă  la fois une hausse des prĂ©lèvements (impĂ´ts et cotisations) et une baisse des dĂ©penses publiques, c’est-Ă -dire une chute certaine de la croissance voire un plongeon dans la rĂ©cession, avec comme consĂ©quence une diminution des rentrĂ©es fiscales, donc une augmentation de la dette. La seule façon de sortir de cette souricière serait de pratiquer un Ă©talement du processus de dĂ©sendettement sur 5 ou 10 ans, de façon Ă  prĂ©server un minimum de croissance. Le problème, c’est que les investisseurs et les crĂ©anciers vivent dĂ©sormais dans le court terme, compte-tenu des incertitudes renforcĂ©es par le manque de crĂ©dibilitĂ© des solutions proposĂ©es par les politiques jusqu’à prĂ©sent ; ceux-ci apparaissent comme hĂ©sitants, divisĂ©s, et, dans tous les cas, en retard sur les Ă©vènements ( le temps politique n’est pas celui des marchĂ©s !)

Bernard MAROIS - Professeur EmĂ©rite HEC Paris – PrĂ©sident d’Honneur du Club Finance HEC

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L’Allemagne paiera !

Lundi, octobre 24th, 2011

D’abord un peu d’histoire. Cette formule bien connue (« l’Allemagne paiera ») a été prononcée par Clémenceau en juillet 1919. Le traité de Versailles avait en effet fixé le montant  «  des réparations » (pour dommages de guerre (1))  que l’Allemagne devrait payer à la France : un total de 132 milliards de marks à verser en 62 ans ! A la suite de la première crise de l’inflation en Allemagne, fin 1921, celle-ci suspend ses paiements après seulement deux ans de versements. Une bonne partie de cette somme devait servir à rembourser les Etats-Unis des prêts qu’ils avaient octroyés à la France pour soutenir l’effort de guerre. Du coup, celle-ci suspendit aussi ses remboursements aux Américains. Les réparations allemandes reprennent en 1924, une fois la situation financière rétablie outre-Rhin : une vingtaine de milliards seront versés entre 1924 et 1932. Quant à la somme totale elle sera progressivement réduite, à la suite des plans Dawes et Young (2). Après 1932 rien ne sera plus versé.

Bernard MAROIS – Professeur EmĂ©rite HEC PARIS – PrĂ©sident d’Honneur Club Finance HEC

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Pourquoi la Bourse s’est effondrĂ©e ?

Jeudi, octobre 6th, 2011

Globalement, le marché actions a connu depuis le début de l’été une contraction moyenne de 25%. Ainsi le CAC 40 est passé d’environ 4 000 à 3 000 en moyenne (fourchette : 2 800 -3 200). L’explication est évidemment simple : l’absence de confiance des investisseurs, minée par deux incertitudes majeures : le risque d’un « double dip » de l’économie mondiale, d’une part, et le risque de l’éclatement de la zone euro, d’autre part.

Bernard MAROIS – Professeur EmĂ©rite HEC PARIS – PrĂ©sident d’Honneur du Club Finance HEC

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