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>> Gouvernance

L’Allemagne paiera !

Lundi, octobre 24th, 2011

D’abord un peu d’histoire. Cette formule bien connue (« l’Allemagne paiera ») a été prononcée par Clémenceau en juillet 1919. Le traité de Versailles avait en effet fixé le montant  «  des réparations » (pour dommages de guerre (1))  que l’Allemagne devrait payer à la France : un total de 132 milliards de marks à verser en 62 ans ! A la suite de la première crise de l’inflation en Allemagne, fin 1921, celle-ci suspend ses paiements après seulement deux ans de versements. Une bonne partie de cette somme devait servir à rembourser les Etats-Unis des prêts qu’ils avaient octroyés à la France pour soutenir l’effort de guerre. Du coup, celle-ci suspendit aussi ses remboursements aux Américains. Les réparations allemandes reprennent en 1924, une fois la situation financière rétablie outre-Rhin : une vingtaine de milliards seront versés entre 1924 et 1932. Quant à la somme totale elle sera progressivement réduite, à la suite des plans Dawes et Young (2). Après 1932 rien ne sera plus versé.

Bernard MAROIS – Professeur EmĂ©rite HEC PARIS – PrĂ©sident d’Honneur Club Finance HEC

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Gestion des risques : un facteur clĂ© de compĂ©titivitĂ© pour les dirigeants d’entreprise

Mardi, juillet 12th, 2011

Selon une étude mondiale d’Accenture, la gestion des risques s’impose comme une priorité pour les dirigeants d’entreprise, qui y voient une source d’avantage compétitif

La gestion des risques bénéficie d’investissements accrus du fait de son impact sur la rentabilité

La gestion des risque, jusque là essentiellement considérée comme un levier de gestion de crise, suite à la crise financière mondiale de 2008, est aujourd’hui inscrite à l’agenda des dirigeants d’entreprise comme un facteur clé de compétitivité. C’est ce que révèle une nouvelle étude mondiale d’Accenture (NYSE : ACN). Ce rapport, intitulé Risk Management as a Source of Competitive Advantage and High Performance, Accenture 2011 Global Risk Management Study, est basé sur une enquête quantitative et qualitative, destinée à évaluer les progrès réalisés par les entreprises dans ce domaine depuis la précédente édition, en 2009.

Laurent LELOUP – CFO News by FINYEAR

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L’Europe monĂ©taire Ă  la croisĂ©e des chemins

Jeudi, juillet 7th, 2011

La crise grecque a déjà agi comme un révélateur des fragilités de la zone euro. Une des premières conséquences de cette crise a été de faire apparaître une éventualité qui n’avait pas été prévue par le traité de Maastricht, à savoir : la sortie provisoire (« mise en congé ») ou définitive d’une monnaie de la zone euro.

De ce fait, les conséquences d’un tel évènement, non prévu, n’ont été ni étudiées ni anticipées. Que se passera t-il si la Grèce quitte la zone euro ? D’abord, elle récréera une monnaie nationale, la drachme, qui dévaluera de 25% à 30% par rapport à l’euro, ce qui rendra sa compétitivité à la Grèce (1). Certes l’endettement de l’Etat grec sera mécaniquement augmenté du fait de la dévaluation (les dettes restant libellées en euros), mais il suffira de les restructurer, en allongeant leur maturité pour faciliter leur remboursement grâce au retour de la croissance dans le pays, dopée par la dévaluation. Il est également clair que les créditeurs « perdront des plumes » lors de cette restructuration, mais cela reste supportable (moins d’un trimestre de bénéfices pour les grandes banques européennes). Quant au reste de la zone euro, il sera renforcé puisque le maillon faible sera parti.

Bernard MAROIS – Professeur EmĂ©rite HEC Paris – PrĂ©sident d’Honneur du Club HEC Paris

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La Grèce doit-elle sortir de l’euro?

Vendredi, juin 24th, 2011

Les chiffres publiés récemment sont éloquents : l’endettement public de la Grèce dépasse 150% du PIB contre 100 % en 2008, ce qui équivaut à environ 350 milliards d’euros. Dans le même temps, la récession économique  devrait atteindre 3% en 2011, diminuant d’autant les recettes fiscales collectées par l’Etat grec. Depuis un an et la mise en place d’un programme d’aide international de 110 milliards d’euros, la situation locale s’est encore détériorée : le déficit budgétaire primaire pour les cinq premiers mois de 2011 est ressorti à plus de 10 milliards d’euros, en hausse par rapport aux prévisions gouvernementales, ce qui a conduit Standard & Poor’s à dégrader la note grecque de 2 crans, à CCC. On sait que l’Etat grec devrait en fait dégager un excédent budgétaire primaire de 6% pour pouvoir au minimum stabiliser sa dette ! On en est bien loin. En conséquence, les taux d’intérêt sur les emprunts grecs  ont continué à grimper : le rendement des obligations à 10 ans dépasse désormais les 17% ! Par ailleurs, on sait déjà que la Grèce aura besoin d’au moins 60 milliards de fonds supplémentaires dans les deux années qui viennent.

Bernard MAROIS – Professeur EmĂ©rite HEC PARIS – PrĂ©sident d’Honneur CLUB FINANCE HEC

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