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>> Régulation

L’Europe monétaire à la croisée des chemins

Jeudi, juillet 7th, 2011

La crise grecque a déjà agi comme un révélateur des fragilités de la zone euro. Une des premières conséquences de cette crise a été de faire apparaître une éventualité qui n’avait pas été prévue par le traité de Maastricht, à savoir : la sortie provisoire (« mise en congé ») ou définitive d’une monnaie de la zone euro.

De ce fait, les conséquences d’un tel évènement, non prévu, n’ont été ni étudiées ni anticipées. Que se passera t-il si la Grèce quitte la zone euro ? D’abord, elle récréera une monnaie nationale, la drachme, qui dévaluera de 25% à 30% par rapport à l’euro, ce qui rendra sa compétitivité à la Grèce (1). Certes l’endettement de l’Etat grec sera mécaniquement augmenté du fait de la dévaluation (les dettes restant libellées en euros), mais il suffira de les restructurer, en allongeant leur maturité pour faciliter leur remboursement grâce au retour de la croissance dans le pays, dopée par la dévaluation. Il est également clair que les créditeurs « perdront des plumes » lors de cette restructuration, mais cela reste supportable (moins d’un trimestre de bénéfices pour les grandes banques européennes). Quant au reste de la zone euro, il sera renforcé puisque le maillon faible sera parti.

Bernard MAROIS – Professeur Emérite HEC Paris – Président d’Honneur du Club HEC Paris

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La reprise mondiale est bien engagée mais reste entourée d’incertitudes, selon l’OCDE

Mercredi, mai 25th, 2011

La reprise mondiale est bien engagée mais elle se déroule à des rythmes différents selon les pays et régions, d’après les dernières Perspectives économiques de l’OCDE.

Traditionnellement, l’ampleur du chômage reste l’héritage le plus lourd de la crise. Cela devrait inciter les pays à améliorer leurs politiques du marché du travail de façon à stimuler la création d’emplois et à empêcher le chômage actuellement élevé de s’enraciner, souligne le rapport.

À l’échelle mondiale, le produit intérieur brut (PIB) devrait croître de 4.2 % cette année et de 4.6 % en 2012. Pour l’ensemble des pays de l’OCDE, la progression du PIB devrait atteindre 2.3 % cette année et 2.8 % en 2012, conformément aux prévisions antérieures de novembre 2010.

Aux États-Unis, l’activité devrait augmenter de 2.6 % cette année et encore de 3.1 % en 2012. La croissance de la zone euro devrait s’établir à 2 % cette année et l’année suivante, tandis qu’au Japon, le PIB devrait se contracter de 0.9 % en 2011 avant de croître de 2.2 % en 2012.

Laurent LELOUP – CFO News by FINYEAR

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Finance Forte : the future of finance leadership

Mardi, mars 15th, 2011

Un rapport récent d’Ernst & Young met en corrélation les bonnes performances d’une entreprise et le développement des compétences formelles de son directeur financier :
- Importance pour les candidats au poste de directeur financier de développer un large éventail de compétences et de diversifier leurs expériences
- Points de vue différents entre les directeurs financiers et les candidats au poste sur la question du développement des compétences formelles

Un nouveau rapport sur l’avenir du leadership financier publié par Ernst & Young et intitulé « Finance Forte – the future of finance leadership » met en corrélation les bonnes performances d’une entreprise et la propension des directeurs financiers et de leurs divisions à adopter une approche formelle pour le développement des compétences et la gestion des plans de succession. Cependant, seule une minorité d’entreprises s’oriente vers une telle approche formelle.

Le rapport s’appuie sur une étude de l’Economist Intelligence Unit menée auprès de plus de 530 directeurs financiers et de leurs subordonnés directs en Europe, au Moyen-Orient, en Inde et en Afrique, mais repose également sur des entretiens approfondis avec des directeurs financiers de sociétés de la région telles que Reed Elsevier, UBS et Unilever, ainsi que des experts du monde universitaire et du recrutement de cadres.

Laurent LELOUP – CFO News

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L’avenir des eurobonds

Jeudi, février 17th, 2011

Au sens large, « les euro-bonds » sont des obligations libellées en euros et émises soit par des Etats ou par des entreprises, banques comprises. Ce marché apparu en janvier 1999, à la naissance de l’euro, agrégeait les marchés extérieurs du franc, du mark, de la lire, etc. A tel point que, bon an mal an, le marché des « euro-bonds » a dépassé le tiers des émissions obligataires mondiales, concurrençant de ce fait le marché des obligations en dollars. En terme de « stocks », les euro-bonds représentent plus de 30% du marché mondial, juste derrière le marché des obligations en dollars. Concrètement, l’accès aux « euro-bonds » n’est pas limité aux entités de la zone euro (quelles soient des Etats ou des entreprises), mais le marché est également ouvert aux Européens non membres de la zone euro (les Britanniques, les Suédois ou les Polonais, par exemple) ou même à des non-Européens, à condition que les émetteurs trouvent des investisseurs intéressés. D’où l’importance des agences de notation qui évaluent la solvabilité future des emprunteurs.

Bernard MAROIS – Professeur Emérite HEC Paris – Président d’Honneur du Club Finance HEC

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